Andromeda - Manifest Tyranny

06/12/2011

Par Florent Canepa

Label: Nightmare Records

Site: www.andromedaonline.com

Retour de la formation suédoise qui avait marqué les esprits avec quelques réussites discographiques, à l’instar de leur dernière livraison, The Immunity Zone. Rien n’a fondamentalement changé dans leur recette metal progressif, hormis une production plus solide à travers laquelle le groupe brasse un certain nombre d’influences, du quasi thrash (le premier titre de l’album rappelle un riff de Slayer, tandis que « Play Dead » ou « Flase Flag » sont quasi-anthraxiens dans l’écriture) à des envolées plus lyriques pas si éloignées de Symphony X.

Bien entendu, le timbre clair de David Fremberg joue un rôle temporisateur, car c’est bien à un groupe mélodique que l’on a affaire… pas si extrême finalement et versant parfois même dans des ambiances FM d’un goût incertain (le début d’« Asylum » ou « Survival of the richest » évoquent Pain of Salvation qui aurait croisé un glam-band à la Pretty Maids). Ce que reprocheront peut-être les plus hostiles à Manifest Tyranny, ce n’est pas tant la simplicité du concept qui sous-tend l’album et les textes qui l’accompagnent, mais bien le recours à cet esprit old-school fait de choruses légèrement cabotins et de soli sirupeux. Gare à l’overdose pour les plus hermétiques ! Mais ceux qui vénèrent la grâce démonstrative de Liquid Tension Experiment trouveront leur bonheur musical (le guitariste Johan Reinholdz est à n’en point douter un fan de John Petrucci, tant en rythmique que soliste).

C’est finalement dans les grosses machines bien huilées d’un « Lies R Us » (proche d’Evergrey), où cet esprit à l’ancienne est complètement assumé, que l’on se dit que le groupe est tout de même conscient de son héritage. Il ne s’agit donc pas tant de faire une démonstration d’inventité à son zénith mais avant tout de faire voyager l’auditeur en terrain connu. Le shuffle FM du refrain de « Stay Unaware » ou la composition d’« Antidote », qui fleure bon son néo-Deep Purple, confirment bien qu’Andromeda s’applique à faire plaisir et à multiplier les sympathiques clins d’oeil. Ce qui n’est déjà pas si mal !