Divers (Colossus) - The Empire and the Rebellion

20/12/2008

Par Christophe Gigon

Label: Colossus

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Colossus Project est le nom du nouveau projet initié par Colossus, la célèbre association finlandaise de musiques progressives distribuée par le non moins fameux label français Musea. Contrairement aux disques précédents (The Spaghetti Epic, The Colossus of Rhodes, Kalevala et bien d’autres encore), une seule formation est impliquée dans ce disque conceptuel qui rend hommage (de manière tout à fait non officielle) à la trilogie de George Lucas : La Guerre des étoiles parue à l’orée des années soixante-dix et au début des années quatre-vingt.

Les membres de ce groupe éphémère créé spécialement pour l’occasion sont le claviériste Alfio Costa (Prowlers et Tilion), le bassiste Roberto Aiolfi (Prowlers et Tilion), le batteur Giovanni Giana Vezzoli (Prowlers) et le chanteur Hamadi Trabelsi. A l’instar de toutes les productions issues du partenariat entre Musea et Colossus, le son général de cette énième production est volontairement vintage et très inspiré par le rock progressif italien du début des années soixante-dix. Et en avant orgues Hammond, Fender Rhodes, Mini-Moogs et autres Mellotrons. Les amateurs de ces projets à répétition savent d’emblée à quoi s’attendre, nul besoin donc de définir la musique de cette galette : c’est rigoureusement la même que celle proposée dans les précédents concepts plus ou moins inintéressants (même si certains pouvaient prétendre à être une franche réussite comme Kalevala).

D’autres, comme le passionné de musiques progressives (au sens étymologique du terme), se trouveront en droit de rester quelque peu circonspects. Si l’on pouvait admettre que cette musique régressive au rétroviseur fixé sur l’esthétique d’une époque donnée pouvait être, somme toute, agréable quand elle servait de véhicule à des histoires « anciennes », ou faisant partie de notre culture européenne de base, on ne peut que rester dubitatif devant cette velléité de raconter une histoire de science-fiction à l’aide d’instrumentations passablement datées.

Le mariage semble bien moins heureux que chez Mike Oldfield (The Songs of Distant Earth) ou Jean-Michel Jarre. Inutile de s’appesantir sur l’indigence des textes. Ce disque de plus ne redorera pas le blason de ces projets qui ne craignent définitivement plus le ridicule. A quand L’Histoire de France en quatre volumes rejouée par des groupes toujours inspirés par la musique britannique à souhait de Genesis ? Pour bientôt probablement.