Alan Simon - Excalibur II, l'anneau des Celtes

07/09/2007

Par Christophe Gigon

Label: EMI

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Second volet d’une trilogie annoncée, Excalibur II, l’anneau des Celtes approfondit la thématique arthurienne exposée en 1998, lorsqu’Alan Simon, à l’instar d’un Steve Thorne, avait su s’entourer d’une belle brochette d’invités issus d’horizons celtiques, folkloriques, symphoniques ou encore progressifs. Jugez-en plutôt : TriYann, Roger Hodgson (Supertramp), Fairport Convention, Gabriel Yacoub (Malicorne)… et la liste est loin d’être exhaustive ! Cet opéra rock celtique avait su plaire et convaincre grâce, entre autres, à la finesse de ses arrangements et à un concept issu de la mythologie médiévale, remarquablement mis en musique. Il faut souligner qu’Alan Simon est loin d’être un musicien dilettante, puisqu’il crée de la musique depuis la fin des années soixante-dix et qu’il a joué avec tout ce que la scène folklorico-celtique comprend d’illustres représentants.

Ce second volet, qui sort neuf ans après son prédécesseur, est à nouveau servi avec des accompagnements de choix : Alan Parson, John Wetton (King Crimson, UK), Jon Anderson (Yes), Les Holroyd (Barclay James Harvest), Maddy Prior (Mike Oldfield, Steelay Spane), Dan Ar Braz, Flook, Merzhin et John Helliwell (Supertramp). Cependant, même si cette suite est toujours aussi finement ciselée, arrangée et produite, le tout semblera peut-être un peu mou à l’amateur de rock progressif, même passablement assagi ! L’ensemble fait en effet irrémédiablement penser à ces compilations que l’on peut trouver à la louche dans les supermarchés de la musique, telles les Mystic Highlands, The celtic spirit of Scotland/Ireland, Café Ireland / Scotland, ou autres bandes originales de film à la Seigneur des anneaux.
On peut, heureusement, y déceler également des références appuyées à l’excellent travail du harpiste helvète Andreas Vollenweider ou aux travaux du Mike Oldfield première époque. Il n’est donc rien de dire que l’album est harmonieux et facile d’accès, même si le cœur de l’auditeur balancera toujours entre l’émotion procurée par certains titres tout simplement magiques (celui interprété par Maddy Prior ou encore celui, cristallin, mené par John Wetton) et la lassitude des sucreries d’opérette que l’on trouve au kilomètre chez les disquaires discounters.

Mais, soyons francs, ce disque est dans l’ensemble si bien troussé et si magistralement produit qu’il se laisse écouter et plongera tout auditeur dans une langueur pas si désagréable que cela, tout compte fait. Il reste néanmoins à espérer que le prochain volume sache également développer une facette plus rock, presque totalement absente de cette galette un peu trop douce !