Alysse - Horus

05/06/2005

Par Justin Poolers

Label: Autoproduction

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Après un premier mini album en 2003, Alysse retourne à l’été 2004 en studio, pays merveilleux où se concrétisent les désirs créatifs de musiciens imaginatifs. Deux personnages présents lors des sessions du précédent disque manquent cependant à l’appel : le batteur/chanteur Manu, remplacé à la batterie par Laurent, et Catherine, la chanteuse qui laisse sa place à Gwen.

Le premier essai discographique, malgré de sympathiques compositions à multiples rebondissements, manquait d’assise à deux niveaux : la production et l’interprétation. Deux ans après, il faut croire que les musiciens d’Alysse ont pris le recul nécessaire et corrigé leurs erreurs de jeunesse : avec le même producteur, le son est désormais très agréable, bien équilibré, et les approximations des voix ne demeurent qu’un souvenir. Le chant, tenu par la seule Gwen, est toujours très juste et agréable, bien qu’assez peu présent. Les prises de son instrumentales sont désormais d’un autre niveau, les mises en places irréprochables.

Le style d’Alysse s’est de surcroît affiné, proposant toujours un patchwork de multiples sensibilités, telles le jazz, le rock, le funk ou les délires plus magmaïens, mais mélangés avec plus de maturité. Les ambiances des années soixante-dix sont toujours là, tellement palpables que l’on a l’impression quelques fois d’être, comme lors d’une jeunesse révolue, spectateur d’un épisode de Kojak ou Starsky et Hutch ! Précisons le : ce deuxième témoignage discographique est aussi un mini album, d’un durée avoisinant les vingt-cinq minutes. Les titres sont cette fois au nombre de quatre, et leur durée s’est sensiblement raccourcie. A teneur instrumentale majoritairement, les morceaux laissent quand même la place, comme dans le précédent The Blue Rats, à d’agréables chorus de saxophone ou de guitare, plutôt jazzy.

S’il y a un reproche à faire à Horus, c’est de n’être qu’un bout d’album, une mise en bouche. Il s’agit d’un format certes assez efficace pour se faire connaître à ses débuts, mais le choix d’un album complet pour une deuxième galette aurait été fort judicieux, d’autant que quand la musique est bonne… On reste donc un peu sur sa faim, et, c’est un appel : Alyssiens, faites nous un vrai album la prochaine fois !