Parallaxe - Parallaxe

13/02/2003

Par Julien Negro

Label: Autoproduction

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Quasi inexistante il y a quelques années, la scène progressive hexagonale se réveille petit à petit. Parallaxe fait ainsi partie de ces groupes prometteurs, à la technique irréprochable et qui devraient arriver à faire connaître leur musique à plus grande échelle. Après quelques changements de personnel et l’enregistrement d’une démo quatre titres, ce quatuor metal progressif instrumental formé en 2000 dans la région bordelaise, se lance à la recherche d’un label par le biais de ce disque étonnant.

Les principales sources d’inspiration du groupe sont à chercher du côté de Liquid Tension Experiment (la plus flagrante à l’écoute de cette démo), Gordian Knot et Eric Serra. Mais beaucoup d’autres influences sont également au rendez-vous : on pense particulièrement aux efforts solos de Vitalij Kurpij (notamment VK3, son dernier album en date) sur des titres comme « Y2K » ou encore « BWV Fantaisie » où la ressemblance est encore plus prononcée. Le jeu d’Alex Andrini à la guitare rappelle par moment celui de Ron Thal, sur « Paradoxe » par exemple, ou encore celui de John Petrucci sur « Indian » et ses dix-sept minutes de prouesses techniques. Ces multiples comparaisons ne veulent cependant pas dire que Parallaxe n’ait pas son identité propre : le superbe « In extremis » et ses atmosphères planantes, ou l’excellent « Paradoxe », dont l’introduction claviers/guitare risque d’en faire pâlir plus d’un, sont là pour vous en convaincre. Outre les deux solistes, la rythmique composée de Béa Amani à la basse et de Bruno Fellonneau à la batterie n’est pas en reste et sait être à la fois groovy et agressive.

Avec ce disque, Parallaxe montre d’ores et déjà qu’il possède une grande ambition et une expérience qui lui permettra d’aller loin. Il lui faudra cependant affirmer son style et se démarquer des groupes qui l’ont influencé, peut-être même en intégrant un chanteur à la formation : de nombreux passages de cette démo gagneraient certainement en puissance. Gageons que ce sympathique quatuor bordelais trouvera rapidement un contrat discographique susceptible de le faire décoller.