Ryo Okumoto - Coming Through

14/11/2002

Par Julien Negro

Label: InsideOut Music

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Il n’y a pas réellement de règles lorsqu’on enregistre un album avec de nombreuses « stars » : le résultat peut tout aussi bien être complètement bâclé ou réussi. C’est d’ailleurs le cas ici, avec cette nouvelle galette solo de l’incroyable clavier de Spock’s Beard, Ryo Okumoto. Le monsieur a su s’entourer de nombreuses pointures et non des moindres : tous ses collègues de la barbe de Spock sont là, accompagnés de Bobby Kimball, Simon Phillips et Steve Lukather (Toto), qui avaient déjà participé à son premier disque, Dave Carpenter (contrebassiste génial que les amateurs de jazz connaissent pour son travail avec Peter Erskine), Glenn Hughes, et bien d’autres encore. Ryo a même laissé à son fils Sage l’occasion de s’exprimer : ce jeune batteur, bien que n’ayant pas le groove de Phillips ou DiVirgilio, s’en sort avec les honneurs. Le son et la production sont impeccables (Simon Phillips oblige) et aucun instrument n’est desservi. Les compositions sont toutes signées « Okumoto », avec l’aide ici et là de Neal Morse ou Nick DiVirgilio (sur « The farther he goes, the farther he falls », qui donne peut-être quelques indices sur la direction musicale que prendra Spock’s Beard pour ses prochains albums). On navigue du pompeux jazzy (« Godzilla vs. King Ghidarah ») à des ballades pianistiques belles à pleurer (« Coming through »), en passant par des morceaux plus pop (« Slipping down ») ou encore une pièce de plus de dix-huit minutes tout simplement magnifique (« Close enough »). Bref, un excellent album qui, bien que qualifié de « rock progressif » par la maison de disque ravira également les fans de pop/rock à la Toto et les amateurs de fusion car, il faut bien l’avouer, le niveau d’interprétation est exceptionnel. Il faut de plus noter que la version limitée comprend un deuxième disque, « The making of Coming Through », avec une demi-heure de vidéo environ. Encore, monsieur Okumoto, on en veut encore !