Lars Hollmer - With Floury Hand

07/11/2012

Par Christophe Manhès

Label: Cuneiform Records

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Est-ce un lieu commun de dire d’un musicien qu’il était un artiste ? Pas sûr quand on connaît le goût de la plupart de nos troubadours modernes pour la gloriole. Or, Lars Hollmer n’avait rien d’un musicien superficiel et avide de reconnaissance bon marché. Mort en 2008, il a cheminé sa route avec modestie et patience en jouant une musique personnelle dont les racines puisaient leur sève au carrefour des musiques du monde et du rock progressif. Comme Robert Wyatt, il appartient à cette famille séculière pour qui seul compte d’exprimer leur univers intérieur au plus juste.

Avec son premier groupe Samla Mammas Manna, Lars Hollmer a été dans les années soixante-dix à l’origine du mouvement Rock in Opposition dont on commence seulement aujourd’hui à reconnaître l’importance si ce n’est l’influence sur l’avant-rock. S’en suivront plusieurs décennies d’une carrière solo éclectique qui peu à peu imposera à tous un talent sans faille de compositeur et d’instrumentiste. With Floury Hand en fait d’ailleurs une fois de plus la démonstration. Imaginé à l’origine comme le versant positif du fabuleux Viandra sorti en 2007, compilé par son fils Gabriel, cet album posthume est une formidable boîte à idées. Composé d’inédits aux styles souvent trop disparates, il laisse néanmoins deviner chez Hollmer un tempérament et une créativité plus sophistiquée qu’il n’y parait au premier abord. On goûte avec plaisir, par exemple, autant à la fausse naïveté de « Siska » qu’à l’originalité d’« Okjak » ou l’étrange mélancolie de « Radioyl ». Les amateurs du Suédois y trouveront donc largement leur comptant. D’autant que With Floury Hand est accompagné d’un DVD en bonus de deux concerts où le musicien joue de son instrument de prédilection, l’accordéon. Captés dans des conditions modestes, la simplicité des performances, bien à l’image de Lars Hollmer, y sont particulièrement touchantes.

(Distribué par Orkhestra)

Est-ce un lieu commun de dire d’un musicien qu’il était un artiste ? Pas sûr quand on connaît le goût de la plupart de nos troubadours modernes pour la gloriole. Or, Lars Hollmer n’avait rien d’un musicien superficiel et avide de reconnaissance bon marché. Mort en 2008, il a cheminé sa route avec modestie et patience en jouant une musique personnelle dont les racines puisaient leur sève au carrefour des musiques du monde et du rock progressif. Comme Robert Wyatt, il appartient à cette famille séculière pour qui seul compte d’exprimer leur univers intérieur au plus juste.

Avec son premier groupe Samla Mammas Manna, Lars Hollmer a été dans les années soixante-dix à l’origine du mouvement Rock in Opposition dont on commence seulement aujourd’hui à reconnaître l’importance si ce n’est l’influence sur l’avant-rock. S’en suivront plusieurs décennies d’une carrière solo éclectique qui peu à peu imposera à tous un talent sans faille de compositeur et d’instrumentiste. With Floury Hand en fait d’ailleurs une fois de plus la démonstration. Imaginé à l’origine comme le versant positif du fabuleux Viandra sorti en 2007, compilé par son fils Gabriel, cet album posthume est une formidable boîte à idées. Composé d’inédits aux styles souvent trop disparates, il laisse néanmoins deviner chez Hollmer un tempérament et une créativité plus sophistiquée qu’il n’y parait au premier abord. On goûte avec plaisir, par exemple, autant à la fausse naïveté de « Siska » qu’à l’originalité d’« Okjak » ou l’étrange mélancolie de « Radioyl ». Les amateurs du Suédois y trouveront donc largement leur comptant. D’autant que With Floury Hand est accompagné d’un DVD en bonus de deux concerts où le musicien joue de son instrument de prédilection, l’accordéon. Captés dans des conditions modestes, la simplicité des performances, bien à l’image de Lars Hollmer, y sont particulièrement touchantes.

(Distribué par Orkhestra)