Secret Sphere - Portrait of A Dying Heart

29/10/2012

Par Florent Canepa

Label: Scarlet Records

Site: www.secretsphere.org

Né à la fin des années quatre-vingt dix, Secret Sphere a tracé son chemin dans la douceur surranée du metal symphonique. Démarrant ce septième album par un instrumental, le groupe se positionne immédiatement sur le champ de bataille et rassure sur la production. Succession de power riffs lourds et mélodiques déroulent un discours déjà entendu chez Symphony X ou d’autres. Les aficionados vont pouvoir cependant s’en donner à coeur joie.

La nouveauté vient du chant puisque Michele Luppi renforce les rangs du groupe italien. Pour qui a connu le groupe sous les assauts de son prédecesseur Roberto Messina, le choc n’est pas traumatique. Peut-être plus aprêté, le nouvel arrivant reste dans la même veine et peut s’enorgueillir d’une tessiture plus vaste et plus ferme. Les compositions savent proposer des moments heureux du genre, à la fois dans les introductions (le majestueux début de « Wish & Steadiness »), les structures (« The Fall », technique et efficace dans ses distributions de soli claviers et guitares) et les évolutions mélodiques (« Secrets Fear », plaisant jusque dans ses choeurs flamboyants).

Les tempos variés, enfin, permettent à Portrait of A Dying Heart de bien tirer son épingle du jeu de l’écoute, même si parfois, un curieux phénomène de déjà vu s’installe, notamment à l’écoute des ballades (« Lie to me »). Secret Sphere n’a pas toujours su éveiller l’attention en raison d’albums inégaux, en leur sein même. Mais on attend la prochaine étape au vu de ce remplacement qui semble leur avoir donné des ailes pour décoller du sol. Peut-être pour voler à l’avenir la vedette à leurs compatriotes Rhapsody of Fire, qui sait ?