Katatonia - Dead End Kings

02/09/2012

Par Renaud Besse Bourdier

Label: Peaceville Records

Site: www.katatonia.com

Près de trois ans après le très bon Night is the New Day, Katatonia revient sur le devant de la scène avec Dead End Kings, premier LP enregistré avec leurs nouveaux membres Niklas Sandin et Per Eriksson (guitariste de Bloodbath). Première question qui vient à l’esprit en lançant le disque : est-il à la hauteur de la précédente mouture ?

A l’écoute du premier morceau (« The Parting »), on aurait envie de dire oui. L’identité musicale de Katatonia – l’association entre la violence des riffs de guitare, la douceur des claviers et la voix claire de Jonas Renkse – est bien intacte. Ici point de technique gratuite ou de démonstration en tout genre, chaque instrument est au service de la mélodie avant tout. Toutes les qualités des Suédois sont démontrées dans des pistes telles que « First Prayer » ou encore « Buildings ».

Pourtant, les quarante-huit minutes de Dead End Kings passent, et aucune mélodie ne reste vraiment en tête. Au contraire, chaque piste semble être un clone de la précédente ; même progression, même chant, mêmes transitions. L’album est loin d’être désagréable à écouter, surtout que le son est tout bonnement excellent, mais le groupe semble avoir atteint une impasse stylistique qui l’empêche de se renouveler ; les fans apprécieront peut-être, les autres se lasseront sans doute.

Malgré quelques bonnes idées, notamment l’intro de « Leech » dont les sonorités électroniques sont très proches d’un trip-hop à la Portishead, le dernier Katatonia se révèle un peu trop prévisible, sans surprise. Dès lors, le titre de l’album en devient doucement ironique : les Suédois seraient-ils les rois de leur propre impasse musicale ?