A Prison Called Earth - Rise of the Octopus

01/02/2011

Par Florent Simon

Label: autoproduction

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Réincarnation du groupe nantais Zarathoustra formé en 2005, A Prison Called Earth dégaine, histoire de faire peau neuve, une première production reposant sur une histoire conceptuelle en trois actes : « Subterranean Revolution », « The Great Awakening » et « Rise and Fall of a Steam Babylon », chacun avoisinant les quinze minutes et étant découpés en cinq parties distinctes.

Ces longues chansons ouvertement influencées par la scène nordique (Arcturus, Opeth…) trouvent un point d’équilibre, leur orientation heavy metal parfois outrancière étant contrebalancée par des ambiances plus aériennes. Les parties instrumentales demeurent prédominantes, à l’image de la musique de leur ancienne formation (qui lègue ici une partie de son répertoire), et renforcent le caractère cinématographique d’une œuvre qui plonge en effet l’auditeur dans un univers rétro-futuriste à l’esthétique « steampunk », narrant les activités de sociétés secrètes souterraines.

Musicalement, les trois titres démontrent un véritable talent d’écriture. Le risque était pourtant réel de proposer ces pièces d’une quinzaine de minutes, exercice habituellement réservé aux artistes confirmés. Mais ce parti-pris sur la forme leur porte avantage : de la bande-son de science-fiction à la pop folk, il y en a pour tous les goûts. Chaque instrument est à sa place et intelligemment exploité. Ainsi, les passages acoustiques ou encore l’utilisation du clavier comme clavecin permettent de colorer un style musical plus conventionnel à la base.

Seule la réalisation sommaire (des différences de volume très élevées d’un passage à l’autre ou des voix par moments confuses) et des influences bien trop prononcées viennent entacher cet effort. Dans tous les cas, Rise of the Octopus (Realistic Tale of a Sprawling City) prouve des qualités techniques certaines et se révèle être très prometteur pour un futur premier album.