When Day Descends - When Day Descends

30/11/2010

Par Maxime Delorme

Label: autoproduction

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Avec ce troisième album, ce qui n’était alors que le projet solo de Dave Caswell s’inscrit désormais comme un véritable effort commun. Le trio de Tasmanie propose à nouveau une musique progressive aux accents langoureux proches de certains ténors du genre parmi lesquels Opeth fait figure de proue. Ce nouvel enregistrement arbore fièrement un mélange plus prononcé que ses prédécesseurs pour les ambiances électriques et acoustiques. Pour preuve, l’alternance de passages sanguins et d’intermèdes tout en légèreté s’opère par le biais de transitions parfaitement maîtrisées.

Si le sans faute guettait le groupe, quelques taches viennent malheureusement ternir ce joli tableau sépia tout en mélancolie. D’une part, le chant de Liam Constable, bien qu’accessoire sur ces compositions majoritairement instrumentales, manque de présence et d’assurance. D’autre part, les cinq titres qui constituent cet album éponyme frisent chacun les dix minutes et peineront à capter tout du long l’attention de l’auditeur. Ainsi, on ne retient généralement que quelques passages ici et là de ces longues compositions qui souffrent également d’un manque d’originalité. Paradoxalement, les Australiens parviennent  à enchaîner les idées avec une certaine maîtrise, ce qui prouve finalement que bon an mal an, les musiciens tirent leur épingle du jeu, avec cette auto-production dont l’écoute reste en touts points agréable à bien des égards.