Olivier Calmel Electro Couac - Sha-Docks

09/10/2010

Par Aleksandr Lézy

Label: Yes Or No Prod

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Après la sortie de Mafate (2006) et Empreintes (2007), le pianiste parisien tente une échappée en 2009 avec son Electro Couac, formation résolument tournée vers un jazz moderne incluant violon alto et saxophone. Le Français aime ainsi varier les configurations et sous sa houlette, les musiciens suivent sa logique de compositeur. Son envie de métissage culturel enveloppé d’harmonies orientales (on pense notamment à Bojan Z), mais également son souhait de proposer une musique qui groove et s’émancipe du passé par des élans « novateurs », comme l’illustre le morceau d’ouverture « Z trail OMT ». L’Electro Couac est cependant à prendre à double sens, tant par l’affirmation d’un jazz électrifiant que pour l’ajout de sonorités electro en sus du piano. Cette prise de risque reste limitée malgré quelques tentatives séduisantes, Sha-Docks propose de longs morceaux à l’expression solide et au langage bien rodé, et l’ombre de Claude Debussy plane sur les plages expérimentales et méditatives. Au-delà du fait qu’Olivier Calmel soit un excellent instrumentiste, que son jeu dégage une élégance certaine et que son travail soit aussi léché que rigoureux, Sha-Docks est un disque au décalage étrange, généreux sans être suffisamment surprenant.