Aspera - Ripples

09/03/2010

Par Dan Tordjman

Label: InsideOut Music

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Les Norvégiens d’Aspera, d’une moyenne d’âge de vingt ans, sont tombés dedans quand ils étaient petits et ont du sans aucun doute ingurgiter leur lot de biberons du lait mixé de Dream Theater, Evergrey, Symphony X ou Pagan’s Mind. Avec Ripples, les gamins jettent un joli pavé dans la mare et viennent redonner un peu de vie à un genre musical qui n’en finit pas de s’enfoncer. Il y a de la graine de star dans ce groupe avec notamment Atle Petersen, chanteur très versatile quoiqu’un peu poussif, qui propose une solide performance sur « Remorse » et « Traces Inside » par exemple. Le jeunot n’a rien à envier à ses héros, parmi lesquels Nils K. Rue (Pagan’s Mind), venu prêter main forte sur Ripples. Sur ce premier méfait, à l’emballage sonore confectionné par Jens Borgren (Opeth, Paradise Lost, Symphony X), de rares – mais jouissifs – passages parviennent à hisser la musique vers de très hautes sphères (« Catatonic Coma », « Between Black & White »). Oscillant entre riffs de plomb, passages rock’n’roll et moments d’accalmie, Aspera fait souffler un véritable vent de fraîcheur. La Norvège revient sur le devant de la scène progressive européenne et les retours annoncés de Ark, de Divided Multitude et la popularité croissante de Circus Maximus n’en font que confirmer l’idée !