The Murder of My Sweet - Divanity

13/01/2010

Par Dan Tordjman

Label: Frontiers Records

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A la question : « Avec autant de projets musicaux, trouves-tu le temps de dormir ? », Daniel Flores avait répondu : « J’aurai tout le temps de dormir quand je ne serai plus de ce monde ! ». Il faut croire que le bougre parvient réellement à joindre le geste à la parole et il s’est à nouveau bien entouré. Johan Niemann, fidèle acolyte de Mind’s Eye tient une fois encore la basse aux côtés des moins connus mais non moins talentueux Daniel Palmqvist (guitare), Andreas Lindahl et de la belle Angelica Rylin. Qu’attendre d’un tel projet ?

Avec A Gentleman’s Hurricane, le batteur multifonction semblait avoir atteint un certain épanouissement artistique. Or, sur ce nouvel album, celui-ci a poussé la notion de concept à un relatif paroxysme. Ici, le côté théâtral et cinématographique est poussé à l’extrême. D’Alfred Hitchcock à Frank Miller en passant par le Dahlia Noir et Sin City, c’est à un conte de fées visuel auquel le Suédois d’origine sud-américaine convie ses auditeurs.

Des titres tels que « No Evil », « Tonight » ou « One Bullet », dont les textes sont signés par Angelica Rylin, possèdent cette petite caractéristique du tube en puissance aux refrains très efficaces. Un point commun qui constitue un gage de qualité, comme pouvaient l’être notamment « Assassination », « Hell’s Invitation » ou bien encore « Feed My Revolver » sur le dernier album explosif de Mind’s Eye.

C’est sur ce point précis que les similitudes sont flagrantes entre les deux groupes et ne manqueront pas de titiller l’oreille du connaisseur à tort ou à raison. D’autres pinailleront en regrettant que Daniel Flores ne prenne pas plus de risques avec cet énième projet qui reste toutefois de très bonne qualité. Inutile de bouder son plaisir !