Djam Karet - The Devouring

07/01/2010

Par Jean-Daniel Kleisl

Label: Cuneiform Records / Orkhestra

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Bon an mal an (tous les deux-trois ans en fait), Djam Karet livre un disque avec la précision d’un horloger helvétique. Depuis que Cuneiform Records les a pris sous son aile et réédite les anciennes publications difficilement accessibles, les Californiens se voient souvent, par erreur, rattachés à la scène RIO. Si quelques accointances sont, ça et là, perceptibles, la formation n’a que peu modifié son style de musique aisément reconnaissable. On constate toutefois que l’influence de King Crimson disparaît quasi définitivement, à l’exception de son évocation dans « Lights Over Roswell ». Djam Karet fait désormais penser au pendant américain d’Ozric Tentacles dans sa version plus rock et moins déjantée.

Ce nouvel album poursuit donc le travail effectué depuis le milieu des années quatre-vingt en évitant les trop grandes démonstrations guitaristiques qui émaillent un Burning the Hard City, par exemple. Sans forcer son talent, le groupe démontre toute sa créativité dans des compositions progressives à tiroir dont la musicalité ne se perd pas dans la complexité. Il faut regretter à nouveau – c’en devient une constante – cette volonté de remplir les CD à ras bord sans que cela en vaille particulièrement la peine, donnant une impression de lassitude sur la fin. Avec vingt minutes de moins au compteur, The Devouring aurait frisé le sublime !