Lee Abraham - Black & White

09/10/2009

Par Jean-Philippe Haas

Label: Festival Music

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Lorsqu’on a de serviables amis musiciens, enregistrer un disque qui ait un minimum d’allure devient immédiatement moins fastidieux. Des connaissances de ce genre, l’ex-bassiste de Galahad, Lee Abraham, peut se vanter d’en avoir plein son carnet d’adresses. Elles s’appellent entre autres John Mitchell (It Bites, Arena), Jem Godfrey (Frost*), Gary Chandler (Jadis), Sean Filkins (ex-Big Big Train), Steve Thorne, et elles sont venues lui prêter main forte pour enregistrer le successeur de View from the Bridge. Si l’introductif « And Speaking of Which… » n’apporte pas forcément des présages d’originalité, l’hymne metal « Face the Crowd » annonce avec fermeté que Black & White ne sera pas mou du genou comme pourrait l’être un album de <placez ici le nom d’un groupe soporifique que vous n’affectionnez guère>. Malgré un retour au calme dès « The Mirror », on retrouve des guitares incisives tout au long de l’album, posées avec parcimonie et intelligence sur un progressif à la fois moderne et familier, pleinement mélodique. La sucrerie « Celebrity Status » remplira l’espace sonore le temps d’aller se servir un verre d’une boisson alcoolisée pour mieux apprécier les morceaux de choix qui vont suivre. Les trente minutes cumulées de « Black » et « White » virevoltent en effet avec enthousiasme entre IQ, Phideaux, Arena et Threshold, clôturant le disque de fort belle manière. Black & White risque de figurer en bonne place dans les bilans 2009 et redonnera le sourire aux âmes esseulées qui se morfondaient dans l’attente désespérée d’un bon disque de classic prog.