Bryan Beller - Thanks in Advance

24/08/2009

Par Dan Tordjman

Label: Onyon Boy Records

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La scène se déroule dans un de ces obscurs clubs de jazz. L’affluence est à l’image de la salle, petite, et les lumières tamisées confèrent à l’événement un aspect intimiste. Devant leur auditoire, les musiciens aux regards mystérieux, habités par leurs instruments et la transe qui s’y développe. Parmi eux, Bryan Beller, bassiste et maître de ladite cérémonie, dont le nom orne les livrets des disques de Steve Vai, Mike Keneally, Dweezil Zappa ou encore James LaBrie. L’expression « se faire plaisir; » colle parfaitement au personnage, en voyant les fines lames venues croiser le fer : Mike Keneally (Steve Vai, Frank Zappa), Nick D’Virgilio (Spock’s Beard), Toss Panos (Urban Dance Squad) ou Jeff Babko (Simon Phillips). L’espace des deux premiers titres, l’hôte est vêtu de son plus beau costume : borsalino vissé sur la tête, éclairé par un spot qui filtre la fumée ascendante ; le rythme lancinant habite le public et le transporte. Il ne manque plus que les belles Michelle Pfeiffer, Cameron Diaz ou Jessica Rabbit pour venir porter l’estocade… En vain, car une fois la machine enclenchée, Beller desserre sa cravate et tombe la veste pour laisser libre court à sa folie, et teinte son supposé jazz de fusion et de rock.Crescendo, une vraie palette de couleurs musicales explose au fil du disque et révèle au grand jour un cocktail sacrément détonnant. Une œuvre hybride qui brasse large à l’instar du somptueux Another Lifetime de Simon Phillips, capable de trouver preneur auprès d’esprits libres et ouverts. Comment ne pas résister ?