TEE - The Earth Explorer

20/06/2009

Par Jérôme Walczak

Label: Musea

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Le Japon déroute, notamment à prendre connaissance de ce disque ô combien européen. TEE (The Earth Explorer) qui est originaire de Tokyo, livre là un premier album où la flûte de Kenji Imai est omniprésente et structure un ensemble compact de six morceaux assez longs, instrumentaux, hormis quelques chœurs fleurant bon les années soixante-dix. La paternité de Camel est hautement revendiquée ici, et ce son très caractéristique a été apparemment bien digéré par nos cinq amis, un quintette à la composition très classique au demeurant (guitare, basse, clavier, batterie). Deux morceaux retiendront l’auditeur : le très langoureux « Col de l’Iseran », que n’aurait pas renié un Jean-Pascal Boffo et surtout le joyeux « Aurora », primesautier au possible, qu’on dirait tout droit sorti des productions des québéquois d’Harmonium, on pense notamment à ce magnifique album qu’avait été L’Heptade, qui marqua irrémédiablement les jeunes et fraîches générations seventies. Ce morceau est le plus structuré des six, le trio clavier-flûte-guitare bat son plein. La flûte, énergique, n’est pas non plus sans rappeler Focus, ce qui est un véritable compliment. Parfois, des incursions plus modernes prennent la place : « City », aux claviers plus cosmiques, plus actuels, aurait tendance ainsi à nous rapprocher des années quatre-vingt… Vous l’aurez bien compris, les choix artistiques de Tee ne risquent guère de dépayser, mais les performances techniques et musicales sont louables, et méritent d’être saluées. Un bon disque qui ravira les amateurs de Camel.