Rossometile - Terrenica

18/05/2009

Par Marjorie Alias

Label: My Kingdom Music

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La biographie officielle de ces Italiens annonçait pourtant un programme alléchant : apporter aux fans de Dream Theater, Rush et autres The Gathering, des facettes supplémentaires tout en ouvrant la voie à un vortex de sentiments nouveaux. Une annonce prometteuse à souhait, voire mystérieuse avec ce petit coté mystique qui interpelle. S’il aura fallu de l’inspiration pour rédiger cette chronique, ce n’est pas exactement du côté de cet album qu’on l’aura trouvée…

Annoncée comme relevant du « dark metal progressif », la musique du groupe s’impose difficilement dans les références sus-citées. Avec le premier morceau, on navigue dans une ballade aux accents rock/metal plus lancinants qu’imposants, auxquels se rajoutent, sans toutefois y apporter leur majesté, des éléments symphoniques. La voix d’Angela Grassi, nouvelle recrue depuis 2008, peine à imposer une personnalité susceptible d’élever les compositions. Sans pour autant être désagréable, son timbre ne respire pas l’originalité, malgré le coté exotique de paroles entièrement en italien. Les lignes de chant tiennent sur Terrenica le rôle prépondérant que l’on retrouve communément dans les chansons pop, s’éloignant encore un peu plus des touches progressives distillées tout au long de l’album.

En dépit de la fadeur de l’ensemble, quelques surprises et efforts de recherche viennent renforcer l’attention quelque peu défaillante de l’auditeur : les amateurs de douceur, d’harmonies simples mais sincères trouveront leur compte au détour de morceaux baignant de manière générale dans un cocon finalement assez personnel. Suivant la tendance du moment, on trouve un titre en deux parties qui propose un peu plus de matière en terme de technique et de progression. Plus sombre, plus riche et complexe, il n’arrive malheureusement pas à changer la donne de l’album à lui tout seul. Terrenica évoque donc plus qu’il ne propose véritablement, esquisse plus un vrai univers qu’il ne le dépeint.