Centrica - Centrica

14/04/2009

Par Christophe Gigon

Label: Autoproduction

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Venue d’Italie, cette toute jeune formation nous propose un premier album entièrement instrumental qui comblera les amateurs du genre, mais qui risquera néanmoins de laisser fort dépités les réfractaires (et ils sont nombreux) à cette musique technique, démonstrative et énergique. Puisant son inspiration chez ses maîtres, Centrica oscille entre metal progressif formaté et jazz rock complexe sans jamais véritablement laisser choir sa volonté de mélodie et d’accessibilité relative. Même les amoureux du Porcupine Tree de Deadwings ou de Fear of a Blank Planet pourront y trouver leur compte. Ecouter sans sourciller une heure de compositions entièrement instrumentales et articulées autour d’échanges entre piano et guitares peut s’avérer fastidieux. Cependant, Centrica parvient à déjouer le plan du mauvais chanteur à la voix suraiguë ou l’indigestion de soli de claviers de dessins-animés. A cet égard, le travail d’Andrea Pavanello s’avère assez convaincant et stimulant bien qu’il ne fasse pas l’économie de tous les clichés désagréables du genre. Plus de peur que de mal au final, même si Centrica ne deviendra point le centre d’intérêt du rock progressif ces prochains mois.