Serpentina Satelite - Nothing to Say

03/04/2009

Par Jean-Daniel Kleisl

Label: Trip in Time

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Que se passe-t-il du côté de Lima ? Il semblerait qu’on y adore le space rock, le Krautrock, le post-rock et d’autres joyeusetés dans le genre avec le développement d’une scène locale qui a tapé dans l’oreille des têtes pensantes du label teuton Trip in Time. Serpentina Satélite s’est formé à la fin de l’année 2003 et un an plus tard enregistre son premier mini album autoproduit intitulé Long Play, composé de cinq epics. Tiens, ce nouveau disque contient lui aussi cinq morceaux et, disons-le tout de go, mérite bien son nom : Nothing to Say. Qu’il débute merveilleusement bien avec les deux premiers titres, qui mélangent space rock, stoner et Krautrock justement, à la fois puissants, bien pensés et hallucinogènes, particulièrement « Nueva Ola », le reste navigue entre l’anecdotique, l’ennuyant voire le franchement raté. En témoigne le bien trop long « Kommune I », vingt-quatre minutes au compteur, avec son aspect bruitiste exécrable malgré certains passages intéressants. En fait, Serpentina Satélite mise sur une facette lancinante de sa musique pour tenter d’hypnotiser l’auditeur. Force est de constater que cela ne fonctionne vraiment pas. Pourtant, le groupe assure, la section rythmique est impeccable et la production, peaufinée en Allemagne, est parfaite. N’est pas Guru Guru qui veut. La prochaine fois peut-être ?