Jack Foster III - Jazzraptor’s Secret

26/01/2009

Par Jérôme Walczak

Label: ProgRock Records

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L’Américain Jack Foster, troisième du nom, nous livre ici son quatrième album, et, à vue de nez, sans doute sa production la plus construite. Il s’est adjoint, c’est une habitude, les services de Trent Gardner (Magellan) aux claviers et ceux de Robert Berry à la basse et à la batterie, le reste étant entièrement construit, arrangé et chanté par le principal intéressé. Bon artiste, il avait percé avec Evolution of Jazzraptor si ce n’est que les quelques impressions laissées par la chose étaient quelque peu mitigées : beaucoup de morceaux, peu d’unité, quelques dérives à mi-chemin entre le jazz et le rock, des claviers un tantinet négligés. Les albums qui suivirent, tous chez Magna Carta, n’avaient guère plus ému. Cette fois, c’est une petite perle progressive qui nous est proposée ici, ce qui devrait en réjouir plus d’un. Que ce soit clair, les claviers du père Gardner en favorisent le contenu : ce dernier a choisi de présenter un ensemble dynamique, teinté de rock FM et de sonorités que n’auraient reniées ni Queen, ni Toto, voire Echolyn. Les choeurs s’enchaînent, les refrains se suivent agréablement, dispersés au sein de quelques titres plus courts et dispensables (« God and War », peu mélodique, plus proche de la logorrhée que de l’émotion musicale). Honnêtement, ce Jazzraptor’s Secret vaut le détour, il y a juste ce qu’il faut d’emphase, d’emportement ; on lui reprochera peut-être de ne pas assez se lâcher. Ce disque chanté par Freddie Mercury eût été un chef d’œuvre, ce sera ici une production honnête. Les amateurs de néo ne devraient pas être déçus, certes, ce n’est pas étiqueté dans le genre, mais hormis ce détail de pure forme, tous les ingrédients sont réunis.