Takara - Invitation to Forever

14/01/2009

Par Christophe Gigon

Label: ProgRock Records

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Et un revenant qui, justement, nous revient habité de nouveaux esprits malins n’ayant pour seul but de faire mettre la main au porte-monnaie des aficionados d’ Adult Oriented Rock (AOR pour les intimes) ! Souvenez-vous, au début des années quatre-vingt-dix, le premier album de Takara, Eternal Faith, formation alors menée par le mythique Jeff Scott Soto (Yngwie J. Malmsteen, Deep Purple, etc…), venait combler les amoureux éconduits et désoeuvrées de Whitesnake, White Lion et autres Great White bien mal en point. Rien de véritablement progressif donc, juste du bon hard rock classique « à guitares et à voix » comme on en a déjà entendu par paquets de dix au crépuscule des années quatre-vingt-dix.

Il est vrai que ce style de musique, passablement mis au placard depuis l’avènement du grunge, du stoner puis du metal extrême, semble recouvrer une certaine fréquentabilité en cette fin de décennie. On en veut pour preuve le retour en excellente forme l’année passée du Serpent Blanc, toujours mené par l’increvable David Coverdale. Et il faut bien avouer que, à part l’indécrottable Yngwie Malmsteen, personne n’osait plus vraiment se risquer à ce style daté qui semblait être définitivement remisé dans les obscures annales du hard mélodique. Retour également donc pour Takara, dans une formation passablement remaniée, déjà auteur de cinq albums par le passé.

Exit Jeff Scott Soto (qui est relégué aux cœurs et harmonies vocales (sic)) et bienvenue au Brésilien Gustavo Monsanto (ex-Adagio) à la voix terriblement proche du maître. Il pourra donc postuler pour le prochain album du guitariste scandinave cité ci-dessus, qui a l’habitude de ne pas garder le même chanteur plus d’un album. A part cela, que dire de plus sur ce sixième album de Takara ? C’est très bien troussé, bien joué, passablement désuet et en rien original. Alors que Whitesnake, Thunder ou même Extrême semblent avoir toujours le feu sacré, Takara semble bien fatigué. C’est sans doute une erreur, ce disque est sorti en 1988 et la rédaction de Progressia l’aura sûrement oublié sous une pile de vieux magazines…