Frequency Drift - Personal Effects (part one)

03/11/2008

Par Christophe Gigon

Label: Musea

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Première partie d’un album conceptuel articulé autour de deux personnages principaux, représentés chacun par un thème musical et évoluant dans un futur anti-utopique. Frequency Drift, formation allemande menée par leur auteur, compositeur et producteur Andreas Hack, pratique une musique très « cinématique » et atmosphérique, proche de la bande originale de film, même si le chant féminin tend à rendre le tout plus dynamique. Le projet se réclame honnêtement de deux œuvres classiques de la scène progressive qui ont fait date : Brave de Marillion et Posthumous Silence de leurs compatriotes Sylvan. Les ambiances sont sensiblement proches et outre la voix de Katja Hübner (proche de celle d’une Lana Lane en moins saoulant), on pourrait se croire en terrains parfaitement connus. Le chemin est parfois long de la coupe aux lèvres et entre le projet louable de créer une œuvre forte, inspirée des disques évoqués avec le produit fini. La production minimaliste et le son plat ne font guère honneur à l’ambition affichée. Les compositions sont plutôt ternes et force est de constater qu’on s’ennuie ferme. Pas de grands frissons ni de moments magiques ne viennent compenser les pertes. Signalons néanmoins que le livret qui accompagne le disque est de toute beauté (il est constitué d’un synopsis en bande dessinée contant le récit) et que les musiciens sont irréprochables : certaines mélodies jouées aux claviers sont très belles et les courtes envolées de guitare sont agréables. Mais qui aurait véritablement envie de se lancer dans une telle aventure alors qu’on a encore tant à découvrir des chefs-d’œuvre pré-cités et ayant servi de base artistique à ce projet ? Sachons gré à cet album de donner envie de se replonger dans les méandres captivants de l’énorme Brave.