Liva - De Insulis

28/09/2008

Par Aleksandr Lézy

Label: Les Disques Anubis

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Onze années d’existence pour ce groupe québécois portant le nom de son fondateur et compositeur principal Pier Carlo Liva. Avec leur premier album Requiem en 2002, Liva avait posé les bases de son style en mélangeant black metal et speed metal symphonique chanté en latin à deux voix mixtes. Vu de cet angle, le concept inspire confiance et respect. Mais à l’écoute de De Insulis, les espoirs s’effondrent à vive allure et les promesses n’ont d’égales que la faiblesse du résultat. Avec des riffs de guitare metal relativement pauvres, il est quasiment impossible de donner du crédit à un violon soliste qui se transforme vite en calvaire sans nom pour les oreilles, strident, infiniment trop présent et beaucoup trop simpliste bien qu’appliqué. Le travail des voix relève quelque peu le niveau avec ce caractère opératique double entre Pier Carlo Liva (entre voix black et lyrique) et sa violoniste/chanteuse Catherine Elvira Chartier très méritante et convaincante dans son timbre et ses intonations. S’ajoute à cela la voix criée black metal légèrement datée. Sans parler d’une production faible qui souffre d’un mixage douteux en quelques endroits. Le but n’étant pas d’accabler un groupe qui tente l’originalité, il faut souligner quelques passages plaisants à l’image de l’introduction de « Mortis Est Conclusio » et de « Regula Mundi » dans son intégralité. A défaut de riffs convaincants et originaux, il faudra se contenter de l’énergie et d’une envie de bien faire. Pour les amateurs de chant en latin, on conseillera plutôt Elend, et les premiers At The Gates pour les riffs de guitares et le violon. Un album pour les curieux…