Fabrice Bony - Between Day

18/07/2008

Par Jean-Philippe Haas

Label: Autoproduction

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Le nom de Fabrice Bony ne dira probablement rien à personne, si ce n’est au détailliste d’Ange qui aura noté que ce batteur accompagna les franc-comtois sur la tournée Les larmes du Dalaï Lama. Parallèlement à ses collaborations avec divers artistes, le batteur/compositeur travaille depuis quelques années – cinq pour être précis – sur cet album conceptuel narrant le parcours d’un homme, son voyage aux limites de la Vie après un accident qui le plonge dans un profond coma. Une expérience initiatique façon années soixante-dix, rien de bien original a priori

Seul maître à bord de cet esquif instrumental, Fabrice Bony tourne heureusement le dos aux clichés du genre. Bien vite, en effet, il faut se rendre à l’évidence : Between Day peut difficilement prétendre à l’étiquette « rock progressif » puisque la composante rock est quasi absente, à de rares exceptions près (« Thread of Life », et quelques passages de « Four Birds as Witnesses » et de « Call of the African Constellation »). L’album s’organise majoritairement autour de titres atmosphériques voire ambient et lorgne même parfois du côté du minimalisme. Par bonheur, des plages plutôt brèves et variées évitent au disque de sombrer dans des dérives new-age soporifiques ou « contemplatives ». Piano, guitares, synthétiseurs et autres dispositifs électroniques sont utilisés avec suffisamment de parcimonie et d’alternance pour ne pas confiner à une uniformité lassante. Seul « Infini Journey », qui porte bien son nom du haut de ses onze minutes, s’embourbe quelque peu dans une nébuleuse vaguement mystique de textures sonores.

Peaufiné dans ses moindres détails, Between Day est un album à haut pouvoir évocateur pour celui qui veut bien se laisser emporter. A déguster dans un contexte de recueillement, en compagnie d’un verre de vin, les chakras ouverts et l’esprit vagabond.