Todd Grubbs - Time, Space and the Electric

15/05/2008

Par Jérôme Walczak

Label: Gubbworm Music (BMI)

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Todd Grubbs a vu les choses en grand pour son quatrième album. Ce guitariste américain, bercé par Steve Vai, John Coltrane, Franck Zappa ou Jeff Beck, a demandé à une pléthore de stars de venir se fendre d’une petite participation en studio. Attention, la liste est plus qu’impressionnante ! Derek Sherinian (Planet X), John Weasley (Porcupine Tree), Don Preston (Frank Zappa and the Mothers of Invention), Chris Poland (Megadeth), Ralph Santolla (Obituary) et Sean Malone (Gordian Knot), auxquels viennent encore s’adjoindre Alan Tatum, Mark Prator ou encore la magnifique Tracy Labarbera et sa voix puissante (à cet égard, Progressia vous conseille de jeter une oreille sur son interprétation de « Beautiful » de Marillion, figurant sur un album hommage au groupe paru il y a maintenant une bonne décennie…)

De la qualité donc, et des invités prestigieux, produits et orientés de main de maître par Todd Grubbs. Son empreinte reste présente du début à la fin, le disque est bien structuré, homogène, et il s’en dégage de très bons moments, entre guitare électriques vives et puissantes (« The Fearless Future » aux consonances orientales, « Dreaming Aboard An Alien Aircraft », très années soixante-dix, presque jazz-rock-psychédélique) et moments plus intimes (le magnifique « The Ballad of Emy and LU »), voire carrément emphatiques et tribaux (« The Electric Life »).

Ce qui séduit dans Time, Space and the Electric, c’est son originalité : pas de démonstrations techniques démesurées, pas de moments inutiles, mais des mélodies, des effets un peu plus planants (voix off, vocoder, floyderies sur « The Argument ») et des incursions dans d’autres univers instillées avec délicatesses. L’amateur de progressif y trouvera son compte : ce n’est pas un simple album de rock, mais un véritable moment musical où les impressions, les images et les couleurs, se succèdent frénétiquement, sans que l’ennui, une seule seconde, n’y trouve sa place. Une réussite qui mérite amplement son 8 sur 10 : un album excellent, à recommander (même s’il manque le petit « truc » magique), nous dit la patronne…