Jadis - Photoplay

07/04/2008

Par Jean-Daniel Kleisl

Label: InsideOut Music

Site:

Autrefois (Ha ! Ha ! Ha !), Jadis fut un groupe qui eut sa petite heure de gloire et laissait augurer une carrière des plus engageantes dans le petit monde du néo prog’ alors en pleine effervescence. C’était en 1992 avec More Than Meets The Eye et une tournée en première partie de Marillion. Depuis, force est de constater que l’on parle très souvent de Jadis au passé, les Anglais n’ayant pas réédité leur premier exploit, malgré cinq albums, dont le dernier, Fanatic, s’est pris une belle veste dans les colonnes de votre webzine préféré.

Photoplay, le nouvel album, ne va pas réellement changer la donne ! Et c’est là, bien mal en point, que le chroniqueur devra se tordre les méninges et déployer des trésors d’imagination pour terminer sa chronique. Relevons toutefois que le disque, au demeurant fort bien produit, n’est pas désagréable à écouter en fond sonore. On a affaire à de la musique très calibrée rock FM mélodique avec une légère accroche néo progressive. Mais que tout cela sonne le mille fois déjà entendu ! De plus, et là c’est un véritable problème – plus d’ailleurs que la critique du genre dans lequel officie Jadis et pour laquelle votre infâme serviteur s’attend à recevoir des tomates – on a l’impression d’écouter le même morceau tout au long de l’album, à l’exception du dernier titre éponyme, un instrumental soutenu par l’élégiaque guitare de Gary Chandler. Last but not least, la voix du même Gary Chandler est à l’image de l’album, agréable mais sans originalité aucune, sans ce grain ou cette inflexion qui lui donneraient un goût de reviens-y.

Cet album a fait très peu parler de lui lors de sa sortie il y a deux ans et ce n’est guère étonnant. Plus surprenant par contre, c’est que ce résultat pour le moins maussade est le fait de musiciens d’expérience. Outre Gary Chandler, on peut citer John Jowitt à la basse et Martin Orford aux claviers, lesquels ne sont pas des inconnus ! Peut-être que le groupe y gagnerait si Chandler partageait l’écriture de la musique avec d’autres !