Djam Karet - Live at NEARfest 2001

11/08/2005

Par Jean-Daniel Kleisl

Label: Nearfest Records

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Bon an mal an, Djam Karet inonde de ses albums. Et l’on constate, la sortie d’un treizième disque studio approchant, que le groupe américain de fusion reste une sacrée bête de concert, alors même que ses livraisons studios apparaissent souvent en retrait. Avec Live at NEARfest, Djam Karet publie son premier véritable live officiel, le Live at Orion (1999) n’étant en fait qu’un «live in le studio».

Le moins que l’on puisse dire, c’est que cet album, tout comme Live at Orion, apporte un plus certain à la discographie du groupe. A part « Forbidden by Rule », les titres ne font pas doublon avec LAO, et on assiste à des interprétations très directes, évitant les improvisations loufoques dans lesquelles Djam Karet tombe souvent. Certes, le groupe se lance dans d’innombrables luttes de guitares, mais celles-ci restent savamment cadenassées à l’essentiel. Il n’en reste pas moins que le groupe américain affectionne ce style de jam tout terrain qui a fait sa réputation.

Pour la publication CD de ce concert daté du 24 juin 2001, le groupe a principalement choisi des morceaux provenant de ses derniers albums studio de l’époque, soit The Devouring, New Dark Age et Ascension. Seuls trois titres proviennent de parutions plus anciennes, Reflections from the Firepool et Burning the Hard City. Les parties choisies pour cette prestation sont avant tout très rock, voire hard rock seventies. Mike Henderson, dans son style blues rock, singe parfaitement Hendrix et le Clapton de l’époque Cream, pendant que son compère Gayle Ellett se lance dans des styles plus proches des années quatre-vingt. A vrai dire, seuls « The Hanging Tree » et « Feast of Ashes » évoluent dans un registre plus doux, lorsque Gayle Ellett abandonne ses guitares pour se mettre au clavier.

Cet album est idéal pour entrer dans la musique de Djam Karet, et l’auditeur saura très vite si cette fusion instrumentale peut lui plaire. Quant aux fans du groupe, il va sans dire que ce disque leur est indispensable ! Pour autant, Djam Karet n’est pas le groupe révolutionnaire qu’on présente souvent : il n’y a rien de crimsonien dans cette musique, bien que le groupe aime les improvisations, et ces dernières sont nettement moins folles et débridées que celles d’un Cream par exemple. Toutefois, Live at NEARfest 2001 reste agréable à écouter, même si le disque souffre d’une certaine tendance à l’essoufflement sur la fin. Idéal pour passer un bon moment lors de longs voyages !