Space Odyssey - The Astral Episode

14/05/2005

Par Greg Filibert

Label: Regain Records

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Revoilà le claviériste Richard Andersson échappé de son trou noir pour narrer une nouvelle fois les péripéties occurant durant son odyssée de l’espace. Avec lui, on retrouve pratiquement le même équipage, à l’exception du batteur Zoltan Csörsz remplacé par Andreas Brobjer, un jeunot de dix-sept ans loin d’être manchot. Si le premier album Embrace The Galaxy faisait dans le Yngwie Malmsteen frelaté, son successeur The Astral Episode tente de s’éloigner du champ gravitationnel du Viking pour voguer dans l’orbite d’un Symphony X.

Cet épisode astral réserve donc son lot de metal néo-classique malheureusement poussif et rébarbatif. Dès les premières mesures de « Through Dreams And Reality », le nom de Symphony X vient d’emblée à l’esprit. Patrick Johansson a dû rêver qu’il était Russell Allen et Ian Gillian dans une autre vie, car il délivre un numéro d’imitation plutôt convaincant. Même chose pour son camarade guitariste Magnus Nilsson, véritable émule de Malmsteen, qui toutefois fait un petit effort pour ne pas trop sonner comme son idole.

Les musiciens sont tous techniquement irréprochables : c’est concernant l’originalité des compositions qu’il faudra aller voir dans une autre galaxie. Outre des passages inutilement démonstratifs, on ne compte plus les riffs ou lignes mélodiques déjà entendus ici ou là, ainsi que les nombreuses références aux compositeurs classiques. Un exemple : le couplet de « Lord Of The Winds » est vulgairement plagié sur celui de « Dawn Of A Million Souls » (Ayreon), interprété par… Russell Allen ! Seul « The Seventh Star Fantasy » se détache un peu du reste, plus progressif et moins surchargé, mais ne marquera pas non plus les esprits.

Décidément, Space Odyssey va finir son périple dans un champ de météorites s’il s’évertue à servir du pré mâché peu savoureux. Devant le niveau des musiciens, on se dit que cet odyssée est un joli gâchis !