Jon Oliva's Pain - Tage Mahal

17/11/2004

Par Greg Filibert

Label: 10 Worlds

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Les amateurs de Savatage et du Trans-Siberian Orchestra connaissent bien Jon Oliva. Compositeur, chanteur, pianiste et bassiste, Oliva trouve enfin le temps d’exploiter, en solo, les nombreux titres de Savatage laissés de côté depuis plusieurs années. Il s’est entouré pour cela des musiciens de Circle II Circle.

Tage Mahal s’apparente donc à un album de Savatage. Mais que l’on se rassure, les titres sont un peu plus que de simples faces B. On retrouve le heavy symphonique typique du groupe de Floride et la voix très personnelle du sieur Oliva, au timbre à la fois agressif et lancinant, dont le charme certain ne fait cependant pas forcément l’unanimité. Les parties piano, les orchestrations, les grosses guitares bien tassées et les chœurs emphatiques : toutes les caractéristiques de Savatage répondent présent. Ainsi, des titres comme le floydien « Guardian Of Forever », « Walk Alone » ou « Father, Son, Holy Ghost » ne dépareilleraient pas sur les meilleurs albums du groupe, tandis que d’autres sonnent de manière plus classique, tel « Slipping Away ».
Les musiciens font preuve d’un grand professionnalisme et proposent un travail irréprochable. Mais en dépit d’indéniables qualités, une pointe de lassitude peut montrer son nez car les chansons ont un air de déjà entendu, et le côté rébarbatif de certaines d’entre elles – « The Dark » ou le bien nommé « Pain » – n’incite guère à continuer l’aventure.

Jon Oliva et son Tage Mahal parviendront sans peine à combler les inconditionnels de Savatage, un peu en manque ces dernières années. Mais on peut tout de même s’interroger sur l’intérêt de monter un side-project… pour resservir le même plat !