Interference - Spying the Dreams

17/10/2004

Par Aleksandr Lézy

Label: Autoproduction

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Bruno Dugas, jeune ingénieur dans le mutimédia, est également musicien. C’est dans son home studio qu’il a réalisé son projet personnel : Interference. Il en résulte neuf titres autoproduits.

Le climat sonore, sombre, s’impose d’entrée et ce jusqu’au sixième titre. Ce choix ne laisse alors pas la place aux incartades d’ambiances, comme si cet album conçu apparemment comme un concept structuré ne possédait que deux faces : l’une sombre et l’autre plus psychédélique vers la fin. Les effets en tous genres sont intéressants comme la voix passée dans le mixeur à la Porcupine Tree ou nombre de samples. Le point fort tient dans l’adéquation entre des rythmes simples et des boucles mélodiques répétitives, le tout dans un univers étrange à la limite de l’onirique (les fameux rêves espionnés ?).
Plusieurs points faibles en revanche : outre les batteries électroniques – même si elles sont assez bien réalisées – la voix trop linéaire et relativement fausse devient rapidement pénible, étant de plus, peu originale. L’ambiance, les tempi sont identiques les uns aux autres à quelques exceptions. Une sorte de constance hermétique exaspère par manque de développements. Les ponctuations cadentielles quasi inexistantes rendent la musique au final assez ennuyeuse, trop répétitive. Le niveau se relève cependant avec les deux titres joyeux et un peu plus « psyché » qui figurent avant la chanson finale.

Spying the Dreams, linéaire, laisse une impression d’inachevé. Les capacités sont présentes mais quasi inactives. Et c’est avec une certaine déception que s’achève cet album d’Interference, qui laisse néanmoins de bons espoirs pour la suite si ces quelques défauts sont gommés.