Thought Sphere - Vague Horizons

04/10/2004

Par Djul

Label: B.Mind Records

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Peu d’informations sur ce groupe d’origine allemande, qui a enregistré cet album début 2000. Vague Horizons est un disque assez typé, que l’on peut, hélas, directement catégoriser dans la tendance power / true metal venant de la frontière rhénane.

Si instrumentalement parlant, Thought Sphere se débrouille plutôt bien, quand on aborde les sujets centraux tels que la composition et l’originalité, le groupe se met aux abonnés absents. Soit trop influencé par les productions locales, soit trop soucieux de caresser son public national dans le sens du poil, Thought Sphere joue un metal extrêmement prévisible et binaire. On pourra argumenter et dire qu’il change les tempi et revêt parfois un caractère épique… En vain. Car à force de transitions approximatives, de refrains « fête de la bière en Bavière » et de mélodies simplettes, le groupe s’épuise bien vite, ainsi que l’envie de remettre une nouvelle fois le disque sur la platine… Que l’introduction « Approach » ne vous trompe pas : les délicates harmonies jouées par un orchestre ne font pas illusion longtemps. Car, dès « Like Angels’Choir », les jeux sont faits : chant nasillard, riffs mille fois entendus et structure primaire vous ramènent à la dure réalité. Ainsi, Andreas, le chanteur, est bien fatiguant avec son accent très prononcé et ses intonations trop aiguës pour lui. Les guitaristes semblent sortis de l’usine Accept, balançant mélodies à la tierce, harmoniques à gogo et power chords comme s’il en pleuvait. Quant au claviériste, il arrive à se mélanger les pédales entre son piano et son clavier sur un final superbement faux !

Le summum est atteint quant le groupe se croit original. Ainsi « Clouds Beneath », qui mélange sans pudeur un saxo incongru avec un riff métallique et des progressions prétentieuses à la Satriani, ou encore « A New Beginning », musique d’ascenseur avec l’indéboulonnable saxophoniste ! La seule composition passable est « Tragic Kingdom », avec son côté Fusion agréable. Le problème ? C’est une reprise…