The Jelly Jam - 2

29/09/2004

Par Julien Van Espen

Label: InsideOut Music

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The Jelly Jam revient avec un second disque sobrement intitulé 2… comme c’est original ! Fort heureusement, cette nouvelle réalisation est de meilleure qualité que son titre. Au menu, du doux et du sucré, une bonne dose de rock interprété avec conviction, saupoudré comme il se doit de mélodies efficaces.

Les tendances qui s’en dégagent après première écoute sont claires : à la fois plus rock et plus mélodique, bref, plus extrême et varié bien que moins psychédélique que le précédent. D’entrée, « Not Today » affiche la donne, avec un riff plus proche de Black Sabbath ou Black Label Society que de Dream Theater. Voilà sans doute où réside toute la force des musiciens, qui parviennent à s’éloigner de leurs carrières respectives tout en apportant leur touche personnelle et immédiatement identifiable. Chacun insuffle en effet sa propre personnalité dans le groupe : la voix de Ty Tabor est évidemment immédiatement reconnaissable et grâce à la production et des intonations plus variées, fait sur ce disque moins penser à celle de John Lennon. Le chant sonne donc de façon plus moderne et peut même parfois faire penser à… Fred Durst de Limp Bizkit (cf. «Allison »). Au niveau des originalités, citons également « Runaway », qui lorgne du côté d’un punk vieille école, le tout accompagné de chœurs que l’on croirait tout droit tiré d’un disque des Beach Boys !

Le reste de l’album navigue entre mélodies pop et acoustiques (« You Don’t Need Me Anymore ») et rock viril (« Empty », « She Was Alone »), avec quelques incartades psychédéliques et planantes. Tous les titres se trouvent dotés d’au moins un riff de guitare accrocheur ou d’une mélodie solide, la base du rock en somme, d’autant que le talent des instrumentistes sert parfaitement les compositions mais sans démonstration. Rod Morgenstein utilise sa technique à bon escient et remplit efficacement et intelligemment son rôle, tandis que Ty Tabor apparaît comme le « délégué aux mélodies » du groupe, que ce soit par ses chœurs, ses lignes de chant ou ses parties de guitare particulièrement bien senties.

Si The Jelly Jam n’ œuvre pas dans le progressif à proprement parler, il délivre cependant un rock de haute volée, recherché, mélodique et inspiré, interprété par des musiciens de talent… ce qui ne court finalement pas les rues aujourd’hui.
2 conviendra donc tout particulièrement à ceux qui recherchent un album simple et efficace, à écouter pour se mettre de bonne humeur ou simplement pour passer un bon moment.