Magnitude 9 - Decoding The Soul

17/12/2003

Par Greg Filibert

Label: InsideOut Music

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Rob Johnson et sa troupe sont de retour ! Auteurs de deux premiers albums de qualité discutable (Chaos To Control et Reality In Focus), les Américains ne se découragent pas et reviennent à la charge avec Decoding The Soul, déjà disponible au Japon, mais qui n’arrivera qu’à la fin janvier 2004 en Europe. Voici donc l’occasion d’avoir un avant-goût de ce qui vous attend !

Et avant tout : pas de grandes révolutions, Magnitude 9 reste attaché à son metal progressif de facture – trop – classique. Si le premier titre, « New Dimension », est relativement efficace, il donne exactement le schéma des suivants : une structure simple, des riffs lourds et puissants, un refrain accessible mais peu efficient, et des soli de guitare ahurissants… bref, rien de vraiment surprenant. C’est bien qu’il manque au quintette le principal : de l’inventivité ! Au fur et à mesure, l’album s’enlise dans une linéarité similaire à celle de ses prédécesseurs, d’autant que quelques lignes de chant de Corey Brown se ressemblent étrangement (« New Dimension », « Lies Within The Truth » et « Thirty Days Of Night » par exemple), ce qui ne fait qu’accroître la monotonie ambiante.
Le guitariste virtuose Rob Johnson laissera encore les inconditionnels de shred pantois, car chacun de ses nombreux soli est une vraie leçon de haute voltige. Mais cette débauche de notes se fait comme souvent au détriment de la mélodie, même si certains traits ne sont pas désagréables à écouter. Cela étant, l’album bénéficie d’une production très propre et équilibrée.

Encore une fois, Magnitude 9 ne provoquera pas un cataclysme dans le monde de la musique. Decoding The Soul n’est pas désagréable à écouter, loin de là, mais en trois albums, le groupe n’a su ni évoluer ni améliorer son style. C’est fort dommage, quand on connaît le potentiel des musiciens. Les accros de Johnson et de ses acrobaties devraient cependant y trouver leur compte, avec un bon paquet de plans à travailler pour l’hiver. C’est toujours ça de pris.