Fairyland - Of Wars In Osyrhia

15/03/2003

Par Greg Filibert

Label: NTS

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Oyé braves gens ! Vous êtes friands d’heroic fantasy, lisez une fois par an Le Seigneur Des Anneaux , portez des chemises à jabot et écoutez du speed symphonique à longueur de journée ? Alors Fairyland est pour vous ! Connu autrefois sous le nom de Fantasy puis Fantasia, Fairyland est un jeune groupe français nouvellement signé sur le label NTS/STS. Après une démo très remarquée « Realm Of Wonders », ils sortent enfin leur premier album : Of Wars In Osyrhia.

Démarrant sur la traditionnelle introduction orchestrale, avant de plonger dans le vif du sujet avec « Ride With The Sun », on est surpris par la qualité d’interprétation des musiciens. Fermez les yeux : on croirait entendre Rhapsody ! Si on peut y déceler quelques réminiscences de Blind Guardian, Labyrinth ou Angra, c’est inévitablement l’influence de Luca Turilli et sa bande qui est la plus frappante. Ainsi il n’est pas rare de tomber sur des arrangements, des progressions d’accords et des thèmes typiques des précités. Et quel dommage ! Car les musiciens se défendent très bien, notamment Elisa C. Martin du groupe espagnol Dark Moor, qui effectue un travail remarquable sur les vocaux, et apporte lyrisme et puissance aux mélodies de Fairyland. Citons comme exemple « Rides With the Sun », « Doryan The Enlightened » ou « Of Wars In Osyrhia » qui démontrent l’impressionnante aisance technique de la chanteuse. Les synthés de Philippe Giordana proposent des arrangements ambitieux et bien faits, en particulier sur la ballade « Rebirth » et l’instrumental « The Army Of The White Mountain », bien que les sons paraissent artificiels. Il n’y a pas grand-chose à reprocher aux guitares, si ce n’est des soli un peu mécaniques, mais les rythmiques sont bien calées sur la solide et véloce section basse-batterie. Tout cela concourt à donner des morceaux épiques et entraînants, à grand renfort de chœurs emphatiques et de passages instrumentaux aux ambiances classiques et médiévales. La production est soignée bien qu’un peu chargée, mettant en avant la batterie et les claviers, sans oublier le chant qui perce facilement au travers du mix.

Fairyland possède d’indéniables atouts dont Elisa est la première illustration, mais il devra trouver sa propre personnalité et se démarquer de son grand frère transalpin. Néanmoins, les fans de métal symphonique auront de quoi faire avec Of Wars In Osyrhia.