Derek Sherinian - Inertia

01/10/2002

Par Djul

Label: Magna Carta

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Après un premier album solo plutôt réussi (Planet X et son efficace triptyque introductif) ainsi qu’un essai plus technique avec son groupe Planet X (hum !), l’ex-Alice Cooper et Dream Theater pointe à nouveau le bout de son nez avec Inertia, son deuxième effort solo, bourré d’invités de prestige : Steve Lukather, Simon Phillips, Zakk Wilde et Tony Franklin.

L’album compose un ensemble assez hétéroclite, même si l’influence majeure reste clairement rock. Ainsi, « Inertia » et « La Pera Loca » restent dans la veine du premier album, avec leurs thèmes flamboyants et leurs claviers naturellement très en avant. Il en est de même pour les sons de claviers, marque de fabrique de Sherinian, qui joue toujours de son synthé à la manière d’une guitare, aussi bien en rythmique qu’en solo. On s’aperçoit cependant bien vite que le garçon est revenu à ses premières amours avec « Frankenstein », morceau bien lourd, ou « Evel Knievel » avec une intro que n’aurait pas renié Pantera période Cowboys From Hell !
D’autres titres sont plus calmes et tendent vers le blues ou le jazz. On trouve ainsi un « Goodbye Porkpie Hat » ou encore un « Mata Hari » un peu moyen, avec un air d’instrumental de Satriani, de même que « What A Shame », cependant en partie sauvé par un duo guitare / claviers qui retient davantage l’attention. « Rhapsody In Black », reprend le style du premier album solo mais en moins confus (les musiciens n’y sont pas non plus du même niveau), Sherinian réintroduisant ses fameux plans ‘piano sur riffs’ à contretemps.
Inertia est plutôt un bon disque, mais il pêche par son aspect trop lisse et convenu. La formule ballade, titre massif puis blues fait un peu cliché, et Inertia n’échappe pas au principal écueil des albums instrumentaux, mais aussi des albums à invités : l’effet patchwork !

Sur un plan plus anecdotique, on ne pourra que vous conseiller de retourner le disque et d‘admirer une jeune femme nue sur un piano, tenant lascivement une photo du beau Derek. Au top des pochettes ringardes, il remplace donc John Wetton et Whiskas, le chat bassiste de Sinister !