{"id":957,"date":"2004-03-17T00:00:00","date_gmt":"2004-03-16T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/957"},"modified":"2004-03-17T00:00:00","modified_gmt":"2004-03-16T22:00:00","slug":"957","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/03\/17\/957\/","title":{"rendered":"Vintersorg &#8211; The Focusing Blur"},"content":{"rendered":"<p>Un album de Vintersorg chroniqu\u00e9 dans les pages d\u2019un webmagazine progressif ? Les amateurs de metal savent que ce groupe norv\u00e9gien est plut\u00f4t r\u00e9put\u00e9 pour un black metal des plus sombres, impr\u00e9gn\u00e9 de folk et de musiques traditionnelles nordiques. Cependant, le duo venu du froid a effectu\u00e9 un virage stylistique cons\u00e9quent depuis deux albums : <i>Visions from the spiral generator<\/i>, sorti en 2002 et qui voyait l\u2019arriv\u00e9e du batteur Asgeir Mickelson (Spiral Architect) et du l\u00e9gendaire bassiste Steve DiGiorgio (Death, Testament, Sadus, Iced Earth), apportait en effet de nouveaux \u00e9l\u00e9ments : voix claires, soli de guitares recherch\u00e9s, riffs \u00e0 tiroirs, nappes de claviers \u00e9th\u00e9r\u00e9es et basse fretless r\u00e9solument plus technique. C\u2019est tout logiquement que ce nouveau disque s\u2019affirme dans cette voie, se rapprochant ainsi d\u2019un groupe \u00e0 la Opeth (\u201cEpilogue metalogue\u201d !). Tout comme ses compatriotes, Vintersorg navigue sur ce <i>The focusing blur<\/i> entre rage m\u00e9tallique et sophistication progressive, le tout b\u00e9n\u00e9ficiant d\u2019une production irr\u00e9prochable.<\/p>\n<p> Alors que certains titres baignent dans une ambiance \u00ab metal progressif \u00bb \u00e9vidente (\u201cA sphere in a sphere\u201d, \u201cThe thesises seasons\u201d), favorisant les m\u00e9lodies vocales et les th\u00e8mes musicaux propres au style au d\u00e9triment d\u2019\u00e9l\u00e9ments plus violents, d\u2019autres gardent leur c\u00f4t\u00e9 sombre et ram\u00e8nent aux racines black-folk du groupe (\u201cThe essence\u201d). La formation s\u2019aventure aussi sur les territoires de l\u2019exp\u00e9rimentation, allant du jazz (l\u2019introduction de \u201cA microscopical microcosm\u201d domin\u00e9e par la basse de DiGiorgio) aux musiques \u00e9lectroniques (les premi\u00e8res minutes quasi-jungle de \u201cMatrix odyssey\u201d) en passant par la musique contemporaine (\u201cArtifacts of chaos\u201d et son quatuor \u00e0 cordes). Malgr\u00e9 quelques difficult\u00e9s dans les passages les plus aigus, qui ne correspondent pas compl\u00e8tement \u00e0 sa tessiture, la voix de Vintersorg reste tr\u00e8s convaincante, loin de son registre black metal originel, et, vierge de tout accent, nous permet d\u2019appr\u00e9cier les lignes de chant \u00e0 leur juste valeur.  <\/p>\n<p> Pour qui n\u2019est pas effray\u00e9 par un peu de furie metallique et qui aime les m\u00e9langes des genres \u00e0 la Opeth, Vintersorg poss\u00e8de tous les \u00e9l\u00e9ments de s\u00e9duction n\u00e9cessaires. <i>The focusing blur<\/i> est certes difficile d\u2019acc\u00e8s, mais chaque \u00e9coute fait d\u00e9couvrir de nouveaux petits d\u00e9tails, et, en s\u2019\u00e9loignant de ses racines, le duo norv\u00e9gien \u00e0 su se bonifier et faire m\u00fbrir sa musique de la plus agr\u00e9able des fa\u00e7ons. Ne passez donc pas \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de cet ovni qui pr\u00e9sage du meilleur pour l\u2019avenir de la formation.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Un album de Vintersorg chroniqu\u00e9 dans les pages d\u2019un webmagazine progressif ? 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