{"id":927,"date":"2003-09-12T00:00:00","date_gmt":"2003-09-11T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/927"},"modified":"2003-09-12T00:00:00","modified_gmt":"2003-09-11T22:00:00","slug":"927","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2003\/09\/12\/927\/","title":{"rendered":"Enchant &#8211; Tug of War"},"content":{"rendered":"<p>Chroniquer ce nouvel album d\u2019Enchant n\u2019est pas une sin\u00e9cure : juste un an apr\u00e8s la sortie du pl\u00e9biscit\u00e9 <i>Blink Of An Eye<\/i>, le groupe californien revient avec <i>Tug Of War<\/i>, qui voit Bill Jenkins int\u00e9grer le groupe aux claviers, \u00e0 la charge de Doug Ott depuis le d\u00e9part de Benignus. <\/p>\n<p>  Avec <i>Blink Of An Eye<\/i> Enchant prenait un virage plus lourd, aux antipodes de <i>A Blueprint Of The World <\/i>, en privil\u00e9giant des compositions plus directes. Ce nouvel album n\u2019impose pas de couleur: il alterne morceaux tr\u00e8s sombres et titres plus entra\u00eenants. L\u2019exercice instrumental, quasi-obligatoire dans le genre, n\u2019est pas oubli\u00e9 avec \u201cProgtology\u201c, au titre significatif, une sorte de jazz fusion tirant sur progressif dans lequel le bassiste Ed Platt fait preuve de son talent. <\/p>\n<p>  Si <i>Blink Of An Eye<\/i> \u00e9tait accrocheur d\u00e8s les premi\u00e8res \u00e9coutes, avec \u201cUnder Fire\u201c notamment qui ouvrait l\u2019album, on ne peut h\u00e9las pas en dire autant de <i>Tug Of War<\/i>. L\u2019ouverture \u201cSinking Sand\u201c reprend pourtant la recette qui avait fait merveille sur <i>BOAE<\/i>, m\u00ealant m\u00e9lodie et puissance, mais on accroche difficilement et l\u2019envie guette de passer \u00e0 la piste suivante. \u201cTug Of War\u201c et \u201cHold The Wind\u201c redressent le cap: deux titres pouss\u00e9s sur lesquels le chanteur Ted Leonard donne tout ce qu\u2019il a, \u00e0 croire que, comme le bon vin, l\u2019\u00e2ge lui r\u00e9ussit : il fera preuve d\u2019une certaine diversit\u00e9, alternant \u00e9motion et puissance et clart\u00e9 au cours des titres.<br \/>Les th\u00e8mes \u00e9voqu\u00e9s ont de quoi donner \u00e0 penser : \u201cSinking Sand\u201c, n\u00e9 de la plume de Leonard, \u00e9voque son fr\u00e8re, malade incurable, \u201cLiving In A Movie\u201c relate la pire journ\u00e9e qu\u2019on puisse passer et \u201cTug Of War\u201c le combat d\u2019un homme contre soi-m\u00eame, illustration de la pochette du disque.<br \/>Le point culminant de cette production, \u201cComatose\u201c, cl\u00f4ture l\u2019album de belle mani\u00e8re : de superbes parties de piano, un solo de guitare si simple et beau qu\u2019il ne d\u00e9parerait pas chez Steve Rothery, et Ted Leonard mettant enfin plus d\u2019\u00e9motion dans son registre vocal. <\/p>\n<p>  Les claviers sont agr\u00e9ablement plus pr\u00e9sents que sur les deux derni\u00e8res r\u00e9alisations du groupe et, paradoxalement, le nouvel arrivant Bill Jenkins ne donne pas l\u2019impression d\u2019en \u00eatre \u00e0 son premier Enchant : non content d\u2019embellir les compositions avec des sons bien sentis, il co-\u00e9crit \u201cLiving In A Movie\u201c avec Doug Ott. Ce dernier pousse d\u2019ailleurs la chansonnette sur \u201cSee No Evil\u201c et tire son jeu de guitare vers le haut, en versant dans des phras\u00e9s techniques rappelant parfois Alex Lifeson. Il touche \u00e9galement l\u2019auditeur avec des lignes plus \u00e9pur\u00e9es et empreintes d\u2019\u00e9motion.<\/p>\n<p>  Malgr\u00e9 l\u2019attente et les sp\u00e9culations, <i>Tug Of War<\/i> n\u2019est pas un chef d\u2019\u0153uvre. Certes, le disque est bon, mais il n\u2019apporte pas de bouleversement \u00e0 la hauteur de son pr\u00e9d\u00e9cesseur, le r\u00e9ussi <i>A Blueprint Of The World<\/i>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Chroniquer ce nouvel album d\u2019Enchant n\u2019est pas une sin\u00e9cure : juste un an apr\u00e8s la&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":9,"featured_media":928,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/927"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/9"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=927"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/927\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/928"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=927"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=927"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=927"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}