{"id":89035,"date":"2025-07-16T09:00:00","date_gmt":"2025-07-16T07:00:00","guid":{"rendered":"https:\/\/www.chromatique.net\/?p=89035"},"modified":"2025-07-16T10:13:58","modified_gmt":"2025-07-16T08:13:58","slug":"pap-a-laise-dans-la-fournaise","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2025\/07\/16\/pap-a-laise-dans-la-fournaise\/","title":{"rendered":"A l\u2019aise dans la fournaise !"},"content":{"rendered":"\n<p>Le Hellfest 2025 s\u2019installe une fois de plus pour quatre jours au c\u0153ur de la bucolique r\u00e9gion de Clisson pour nous offrir un pantagru\u00e9lique menu plus ou moins m\u00e9tallique. Premi\u00e8re impression&nbsp;: la construction du fameux village du m\u00e9tal \u00e0 l\u2019ann\u00e9e, un Disneyland sympathique mais qui a aussi cr\u00e9\u00e9 l\u2019\u00e9moi chez les fans historiques&nbsp;: restaurant que certains qualifient de prohibitif, activit\u00e9s et m\u00eame un Hellfest Kids qui accueillait les r\u00e9gionaux pour une petite initiation au m\u00e9tal en forme de dinosaures. Si le festival est bien loin de ses d\u00e9buts terreux et tenus, son \u00e9volution montre une ouverture qu\u2019il est difficile de critiquer, s\u2019ancrant dans un terroir g\u00e9ographique mais aussi quasi p\u00e9dagogique.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Retour sur le plateau et coup d\u2019envoi qui sera pour nous mollasson avec un <strong>Tar Pond<\/strong> qui malgr\u00e9 une attitude bien robuste et un son (on y reviendra) lourd et incandescent nous fait bien vite retomber dans l\u2019ennui, quelques cigarettes du chanteur plus tard. C\u2019est <strong>Slomosa<\/strong> qui provoquera le premier r\u00e9veil. Les <em>stoners<\/em> venus du Nord nous racontent le d\u00e9sert fa\u00e7on omelette norv\u00e9gienne qui sait casser les \u0153ufs et fasciner les yeux. On ne sait plus si on est en terre grunge ou en c\u00e9r\u00e9monie doom mais tout se passe bien. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>Thy Catafalque<\/strong>, projet un peu foutraque du Hongrois Tamas Katai servira de transition vers l\u2019un des points culminants de cette premi\u00e8re journ\u00e9e&nbsp;: les Suisses de <strong>Monkey3<\/strong> qui ont su distiller sur l\u2019heure attribu\u00e9e, volutes de guitare de Boris entrecoup\u00e9es d\u2019atmosph\u00e9riques nappes et <em>beats<\/em> que dB partage, souverain. L\u2019exercice exclusivement instrumental est parfois p\u00e9rilleux mais il est magique lorsqu\u2019il attaque \u00ab&nbsp;Icarus&nbsp;\u00bb au riff ent\u00eatant ou encore le final \u00ab&nbsp;Through the desert&nbsp;\u00bb, voyage langoureux et hypnotique qui invalide tous les poncifs du Sahara. Droit, fort, parfaitement ex\u00e9cut\u00e9, le set des Suisses est parfait. Les musiciens jouent un peu pour eux, c\u2019est le reproche que l\u2019on peut faire mais faire partie de l\u2019assistance se ressent comme un privil\u00e8ge. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>SunnO)))<\/strong>, magn\u00e9tique ovni drone, agira comme un aspirateur d\u2019ondes musicales, visant \u00e0 faire un reset pour mieux appr\u00e9cier la suite. Comme un chineur, on croise la force sautillante de <strong>Korn<\/strong>, les charismatiques et sympathiques <strong>Orange Goblin<\/strong>, qui offrent un show rock exemplaire, loin des foisonnements stoner gras et jouissifs des d\u00e9buts. Autre \u00e9poque et bient\u00f4t la fin. <strong>Alcest<\/strong>, couronne la nuit de sa sc\u00e9nographie astrale. Vus et revus en live, les Fran\u00e7ais livrent ici leur show le plus enivrant au sein du Temple qui a su magnifier le lyrisme sepulcral du groupe. \u00ab&nbsp;L\u2019envol&nbsp;\u00bb, d\u00e8s l\u2019ouverture, pose une ambiance dont on ne sortira jamais. Happ\u00e9 par tous les titres qui constituent d\u00e9sormais un solide grimoire de pr\u00e9sentation, l\u2019auditeur se love dans \u00ab&nbsp;Sapphire&nbsp;\u00bb, sautille sur le quasi new wave \u00ab&nbsp;Flamme Jumelle&nbsp;\u00bb. Chaque climax sonne juste, accompagn\u00e9 de ce qui sera sans doute l\u2019un des plus beaux light shows du festival. \u00ab&nbsp;Oiseaux de proie&nbsp;\u00bb vient conclure comme une ode tribale \u00e0 la nature et la nuit qui a d\u2019ores et d\u00e9j\u00e0 envelopp\u00e9 le site.<\/p>\n\n\n\n<p>La deuxi\u00e8me journ\u00e9e, un peu moins favorable \u00e0 nos colonnes, nous offre son lot d\u2019int\u00e9r\u00eat \u2013 de la com\u00e9die musicale doom et retro offerte par <strong>Castle Rat <\/strong>(avec v\u00e9ritable combat heroic fantasy de rat sur sc\u00e8ne) aux tristes mais \u00e9nergiques Fran\u00e7ais black de <strong>Belore<\/strong>, jusqu\u2019au rock \u00e0 Maman de <strong>Burning Witches<\/strong>. Apr\u00e8s tout cela, de vrais coups de c\u0153ur (les trois s\u0153urs mexicaines de <strong>The Warning<\/strong> aux anthems hard rock imparables et au charisme ravageur) et de vrais coups de mou (<strong>Nervosa<\/strong> trop brouillon et <strong>The Cult <\/strong>sur le d\u00e9clin, et scandant une phrase sur deux malgr\u00e9 des titres immanquables). <strong>Within Temptation<\/strong> sera finalement la perle de la soir\u00e9e, invoquant la foule, provoquant moult souriants slams. La magie du m\u00e9tal \u00e9pique op\u00e8re. C\u2019est un bien triste <strong>Muse<\/strong> qui conclue la nuit \u2013 probl\u00e8mes de guitare au d\u00e9marrage, probl\u00e8mes de chant un peu plus loin. La bande \u00e0 Bellamy n\u2019a m\u00eame pas pr\u00e9par\u00e9 un set sp\u00e9cialement rentre dedans pour l\u2019occasion (\u00ab&nbsp;Plug In Baby&nbsp;\u00bb sonne un peu compress\u00e9 eu \u00e9gard aux actes pr\u00e9c\u00e9dents). Muse, ce fut finalement un peu la fausse bonne id\u00e9e de la programmation. Bonne id\u00e9e car on se souvient des shows \u00e9lectrisant du trio qui, par la force de leurs instruments et de leur implication, faisait trembler autant les murs que n\u2019importe quel groupe de m\u00e9tal aguerri foulant la sc\u00e8ne de la <em>Main Stage<\/em>. Mauvaise id\u00e9e, ici, car outre les probl\u00e8mes de son et en d\u00e9pit de l\u2019hommage appuy\u00e9 (Cocorico, nous avons en cadeau un riff de \u00ab&nbsp;Stranded&nbsp;\u00bb de Gojira), le groupe, sans doute plus mature, est finalement compatible avec n\u2019importe quel gros festival, de Glastonbury \u00e0 Coachella, et du coup il ne nous appartient plus. Ce soir-l\u00e0, il y avait plus de respect que de fr\u00e9n\u00e9sie pour \u00ab&nbsp;Hysteria&nbsp;\u00bb, de la curiosit\u00e9 plus que de la passion pour \u00ab&nbsp;We are fucking fucked&nbsp;\u00bb. Plus assez nuanc\u00e9, plus assez instrumentalis\u00e9 (o\u00f9 est le grand piano&nbsp;?), Muse gagne en <em>target groups<\/em> ce qu\u2019il perd en \u00e9motion. <\/p>\n\n\n\n<p>Le samedi, tout donne envie\u00a0! \u00c9videmment il y aura des laiss\u00e9s pour compte\u2026 Et la d\u00e9convenue fut sans doute <strong>Freak Kitchen<\/strong>. On est habitu\u00e9 au rel\u00e2chement cool du groupe de Matthias Eklundh sur sc\u00e8ne. Ici on ne vient pas pour le show mais pour le sourire et la bonhommie. Mais la construction de la setlist parait bancale. Le jeu du virtuose rend parfois autant admiratif qu\u2019il agace. On a envie de simplifier, d\u2019\u00e9laguer et surtout de choisir des titres \u00e0 impact plus imm\u00e9diat. Il y a du \u00ab\u00a0Porno Daddy\u00a0\u00bb, potache mais trop sur la r\u00e9serve, du \u00ab\u00a0Troll\u00a0\u00bb, sympa mais pas assez trapu. M\u00eame \u00ab\u00a0Freak of the week\u00a0\u00bb, r\u00e9cente scansion inoubliable fait mouche sans renverser la table. On aime le final mais surtout le riff m\u00e9tal zone de \u00ab\u00a0Propaganda Pie\u00a0\u00bb. Un ap\u00e9ritif sympathique mais trop insipide en regard de l\u2019amour que l\u2019on porte au trio. <\/p>\n\n\n\n<p><strong>D-A-D<\/strong>, les comp\u00e8res voisins sur la Main Stage, feront beaucoup plus fort et apporteront l\u2019\u00e9motion, culminant avec le culte \u00ab\u00a0Sleeping My Day Away\u00a0\u00bb. Ce n\u2019est pas grave, la journ\u00e9e est longue et p\u00e9niblement caniculaire. On ne saura pas ce jour-l\u00e0 s\u2019il est mieux de br\u00fbler sur les stages ext\u00e9rieurs ou se liqu\u00e9fier sous les tentes. <strong>Wheel<\/strong>, progressif prometteur venu de Finlande, r\u00e9veillera le curieux. <strong>Grima<\/strong> et son concept black autour des arbres \u00e9tonnera par\u00a0la progression de son show. Et <strong>Savatage<\/strong>, rare incursion quasi-glam de cette ann\u00e9e, est ressortie la t\u00eate haute avec en cadeau d\u2019honneur un duo virtuel avec Jon Oliva, montrant \u00e0 quel point le groupe a su pr\u00e9senter tous les \u00e9l\u00e9ments de son histoire. Un champion de deuxi\u00e8me cat\u00e9gorie qui flirte avec les grands. <strong>The Ocean<\/strong>, pourtant toujours tr\u00e8s fort, sera un peu en de\u00e7a ce soir-l\u00e0. Le charisme et Lo\u00efc Rossetti qui se plonge dans la foule d\u00e8s les premi\u00e8res notes est toujours bien vivace mais l\u2019ensemble post prend un peu moins et la mise en sc\u00e8ne les rendant plus visibles ajoute de la proximit\u00e9 mais enl\u00e8ve l\u2019intensit\u00e9. Ce sont <strong>SatchVai<\/strong>, les dieux du Stade, qui seront la bonne surprise de la soir\u00e9e. Les deux pros du manche agissent comme un bonbon de nostalgie bienvenu. On s\u2019amuse \u00e0 comparer leur style \u2013 se disant que Satriani et ses 36 guitares est plus en contr\u00f4le que l\u2019exp\u00e9rimental et parfois <em>borderline<\/em> Vai, pourtant si attachant et qui ne sortira que deux instruments ce soir dont la fameuse Hydra, cr\u00e9ature rassemblant guitare 5 et 12 cordes ainsi que fretless \u00e0 4 cordes. Gimmick mais efficace. Les comp\u00e8res s\u2019amusent \u00e0 retracer leur carri\u00e8re et nous nous reconnaissons \u00e0 travers leurs tubes (\u00ab\u00a0For the love of god\u00a0\u00bb pour l\u2019un, \u00ab\u00a0Always with you, always with me\u00a0\u00bb pour l\u2019autre). Ils se laissent \u00e9l\u00e9gamment la place ou agissent en duellistes. En un mot\u00a0: le G2 \u00e7a marche aussi\u00a0!<\/p>\n\n\n\n<p>La grosse affiche qui nous concerne c\u2019est pour maintenant. Et \u00e7a d\u00e9marre tr\u00e8s fort avec <strong>Vola<\/strong>. Les Danois nous offrent en quelque sorte ce que Muse a \u00e9chou\u00e9 \u00e0 nous offrir la veille. Un set puissant, moderne, vous faisant croire que le rock est \u00e0 la base de tout quand l\u2019\u00e9lectronique submerge. \u00ab&nbsp;Paper Wolf&nbsp;\u00bb agit comme un tourbillon, \u00ab&nbsp;24 Light Year&nbsp;\u00bb est \u00e0 pleurer, \u00ab&nbsp;Cannibal&nbsp;\u00bb s\u2019enorgueillit de la participation d\u2019Einar Solberg aux vocaux black. Un esprit de famille bienvenu pour celui qui jouera un peu plus tard ce soir-l\u00e0. Le son est parfait, enveloppant. Le batteur fait corps avec son instrument comme un m\u00e9tronome enrag\u00e9 et en m\u00eame temps paisible. Vola est un voyage \u00e0 part enti\u00e8re ou pas une seule note ne nous fait retomber. Atmosph\u00e9rique, infatigable, Vola est orf\u00e8vre ce soir-l\u00e0. <\/p>\n\n\n\n<p>Alors forc\u00e9ment, lorsque <strong>Leprous<\/strong> arrive un peu plus tard, les attentes sont fortes. On a certes \u00e9t\u00e9 conquis par le dernier \u00ab&nbsp;Melodies of Atonement&nbsp;\u00bb mais quelle mue Einar et ses frais acolytes nous r\u00e9servent-ils sur sc\u00e8ne&nbsp;? D\u2019embl\u00e9e, le professionnalisme des Norv\u00e9giens frappe au corps&nbsp;: positions solides et volontaires sur le plateau, lumi\u00e8res cinglantes et stroboscopiques, son parfait. L\u2019impact des nouveaux titres est absolument fantastique \u2013 de l\u2019ouverture toute en groove \u00e9trange (\u00ab&nbsp;Silently Walking alone&nbsp;\u00bb&nbsp;) au magistral \u00ab&nbsp;Atonement&nbsp;\u00bb. Un set compact mais complet de dix titres qui revisitent plus ou moins la discographie d\u00e9sormais fournie du groupe, on regrette seulement l\u2019absence du culte \u00ab&nbsp;Bilateral&nbsp;\u00bb qui, s\u2019il est ancien, regorge pourtant de p\u00e9pites laiss\u00e9es de c\u00f4t\u00e9. Difficile de ne pas tomber sous le charme de \u00ab Slave \u00bb, \u00ab The Price \u00bb ou le d\u00e9sormais hymnique \u00ab From The Flame \u00bb. Beaucoup qualifieront ce fait d\u2019arme de&nbsp;meilleur concert de ce cru Hellfest et nous ne sommes pas loin de les rejoindre. En point final (\u00e0 d\u00e9faut de point d\u2019orgue), les v\u00e9t\u00e9rans prog de <strong>Dream Theater<\/strong> investissent la <em>main stage<\/em>. \u00c9videmment la setlist est plus ramass\u00e9e en comparaison de leurs traditionnels concerts en autonomie et trahit des choix qui pr\u00eatent au d\u00e9bat (fallait-il \u00ab&nbsp;The Enemy Inside&nbsp;\u00bb&nbsp;?). Mais le fan de la premi\u00e8re comme de la derni\u00e8re heure y trouvera son compte. Le son est bon, l\u2019\u00e9nergie est communicative et James LaBrie souvent critiqu\u00e9 a su mener la troupe sans faux pas \u2013 sauf peut-\u00eatre une petite faiblesse \u00e0 certains moments sur l\u2019ouverture issue du dernier et tr\u00e8s r\u00e9ussi \u00ab&nbsp;Parasomnia&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Night Terror&nbsp;\u00bb. De m\u00eame, \u00ab&nbsp;Midnight Messiah&nbsp;\u00bb, un peu poncif m\u00e9tal et pas toujours tr\u00e8s finaud, aurait pu se troquer contre un autre morceau du dernier ouvrage mais on pardonnera facilement en voyant Mike Portnoy taper \u00e0 nouveau les rythmiques de \u00ab\u00a0Metropolis\u00a0\u00bb (\u00ab&nbsp;Strange D\u00e9j\u00e0 Vu&nbsp;\u00bb et \u00ab&nbsp;Fatal Tragedy&nbsp;\u00bb enchain\u00e9s et jouissifs). Solides, g\u00e9n\u00e9reux, les musiciens assurent et officient presque un <em>teasing<\/em> de leur tourn\u00e9e mondiale. On en ressort frustr\u00e9 ce qui est sans doute une bonne nouvelle.<\/p>\n\n\n\n<p>Dernier jour, derniers d\u00e9cibels et nous jouerons une fois de plus les touristes car un peu moins de groupes int\u00e9ressent le c\u0153ur de cible de nos chers lecteurs.<strong> Aluk Tolodo<\/strong>, combo grenoblois, piquera la curiosit\u00e9 et prouve que le pur instrumental a encore de beaux jours devant lui. Seule une ampoule illumin\u00e9e en guise de chanteur semble nous faire croire que l\u2019\u00e9lectrique performance krautrock et psych\u00e9 du trio parvient \u00e0 faire passer le courant. Il passera en tous cas avec le public. Apr\u00e8s un moment de sueur et de joie offert par les hardcoreux <strong>Guilt Trip<\/strong>, direction la Valley pour une performance que nous attendions. Les Italiens de <strong>Messa<\/strong> ont sorti un fantastique dernier album, commencent a op\u00e9rer une v\u00e9ritable transformation et d\u00e9montrent une maturit\u00e9 imparable. \u00ab&nbsp;The Dress&nbsp;\u00bb, \u00e0 cet \u00e9gard, fut une formidable d\u00e9monstration. Il faudra compter avec leur musique qui m\u00e9lange black, dark ambient, jazz, blues ou encore doom (rien que \u00e7a). Au lieu d\u2019une joyeuse cacophonie difficile \u00e0 appr\u00e9hender, c\u2019est quelque chose d\u2019unique et de pens\u00e9 qui se d\u00e9voile ici et se peaufine. Mais si le guitariste Alberto privil\u00e9gie d\u00e9sormais les sons clairs et une Strat troqu\u00e9e contre sa Gibson, Sara, la chanteuse, peine \u00e0 d\u00e9velopper son charisme sur sc\u00e8ne et souffre en d\u00e9but de set d\u2019une voix sous mix\u00e9e qui colle moins \u00e0 l\u2019\u00e9volution sonore du groupe. Tout va bien mais tout aurait pu \u00eatre mieux. <strong>Kylesa<\/strong>, sur la m\u00eame sc\u00e8ne, fera beaucoup mieux en termes d\u2019\u00e9nergie et de force. Sludge propre, entrain\u00e9 par des riffs visc\u00e9raux, voix convaincante&nbsp;: tous les ingr\u00e9dients pour une fin d\u2019apr\u00e8s-midi muscl\u00e9e. Quand on sait que rien n\u2019a \u00e9t\u00e9 sorti depuis 2015 et que le groupe signe un retour, on peut les f\u00e9liciter d\u2019avoir su garder une puissance intacte. Pendant que <strong>Priest<\/strong> surprend par son synth \u00e9lectronique et sombre, les rappeurs de<strong> Cypress Hill<\/strong> et un peu plus tard <strong>The Kovenant<\/strong> feront bouger les foules sur un rythme assez diff\u00e9rent. Une pause bien m\u00e9rit\u00e9e avant <strong>Jerry Cantrell <\/strong>qui offre un concert du soir plus \u00ab&nbsp;rock \u00e0 papa&nbsp;\u00bb qu\u2019anticip\u00e9 mais tout \u00e0 fait r\u00e9ussi y compris dans ses \u00ab&nbsp;covers&nbsp;\u00bb d\u2019AIice In chains. Il sera le symbole d\u2019une certaine g\u00e9n\u00e9ration de guitar hero, bien diff\u00e9rente des SatchVai ou Petrucci vus la veille mais qui marqueront tout autant d\u2019histoire jusqu\u2019au cathartique \u00ab&nbsp;Would?\u00bb. Le grand final sera pour <strong>Linkin Park<\/strong>, qui malgr\u00e9 le poids des ann\u00e9es et du d\u00e9c\u00e8s familial, reviennent gonfl\u00e9s \u00e0 bloc, et arm\u00e9s non seulement de tubes historiques mais aussi de nouveaux anthems convaincants (\u00ab&nbsp;The Emptiness Machine&nbsp;\u00bb, \u00ab&nbsp;Heavy is the crown&nbsp;\u00bb). Emily Armstrong, nouvelle puissance vocale du groupe, sait s\u00e9duire le fan historique avec ses<em> growls<\/em> agressifs et gutturaux et permet \u00e0 l\u2019histoire du groupe de continuer \u00e0 s\u2019\u00e9crire.<\/p>\n\n\n\n<p>Les explosions d\u2019un feu d\u2019artifice g\u00e9n\u00e9reux viennent conclure ces quatre jours de f\u00eate, de bruit d\u00e9licieux, de bonnes ondes car ce festival est aussi une exp\u00e9rience humaine d\u00e9sormais parfaitement rod\u00e9e. Le Hellfest est aussi l\u2019occasion de d\u00e9couvrir de nouvelles choses au-del\u00e0 de sa zone de confort. Un grand bravo \u00e0 tous les organisateurs et b\u00e9n\u00e9voles qui ont su accueillir 260 000 personnes, construire une \u00e9dition puissante et sans incident malgr\u00e9 les fortes chaleurs. Et pour l\u2019ann\u00e9e prochaine&nbsp;? Hell Awaits&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"756\" height=\"504\" data-id=\"89072\"  src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/monkey3-1-1-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89072\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/monkey3-1-1-1.jpeg 756w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/monkey3-1-1-1-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"(max-width: 756px) 100vw, 756px\" \/><figcaption>Monkey3<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"756\" height=\"504\" data-id=\"89073\"  src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Within-Temptation-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89073\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Within-Temptation-1.jpeg 756w, 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src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Messa-1-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89106\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Messa-1-1.jpeg 756w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Messa-1-1-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"(max-width: 756px) 100vw, 756px\" \/><figcaption>Messa<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"756\" height=\"502\" data-id=\"89078\"  src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Leprous-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89078\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Leprous-1.jpeg 756w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Leprous-1-300x199.jpeg 300w\" sizes=\"(max-width: 756px) 100vw, 756px\" \/><figcaption>Leprous<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"756\" height=\"504\" data-id=\"89081\"  src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Grima-2.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89081\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Grima-2.jpeg 756w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Grima-2-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"(max-width: 756px) 100vw, 756px\" \/><figcaption>Grima<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" width=\"756\" height=\"504\" data-id=\"89108\"  src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Freak-Kitchen-1-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89108\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Freak-Kitchen-1-1.jpeg 756w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Freak-Kitchen-1-1-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"(max-width: 756px) 100vw, 756px\" \/><figcaption>Freak Kitchen<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" width=\"756\" height=\"500\" data-id=\"89110\"  src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Dream-Theater-5-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89110\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Dream-Theater-5-1.jpeg 756w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Dream-Theater-5-1-300x198.jpeg 300w\" sizes=\"(max-width: 756px) 100vw, 756px\" \/><figcaption>Dream Theater<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"756\" height=\"504\" data-id=\"89080\"  src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/alcest-1.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89080\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/alcest-1.jpeg 756w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/alcest-1-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"(max-width: 756px) 100vw, 756px\" \/><figcaption>Alcest<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"756\" height=\"505\" data-id=\"89079\"  src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Tar-Pond-3-1-4.jpeg\" alt=\"\" class=\"wp-image-89079\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Tar-Pond-3-1-4.jpeg 756w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2025\/07\/Tar-Pond-3-1-4-300x200.jpeg 300w\" sizes=\"(max-width: 756px) 100vw, 756px\" \/><figcaption>Tar Pond<\/figcaption><\/figure>\n<\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Le Hellfest 2025 s\u2019installe une fois de plus pour quatre jours au c\u0153ur de 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