{"id":88332,"date":"2024-07-27T19:21:08","date_gmt":"2024-07-27T17:21:08","guid":{"rendered":"https:\/\/www.chromatique.net\/?p=88332"},"modified":"2024-07-27T19:21:11","modified_gmt":"2024-07-27T17:21:11","slug":"hell-aint-a-bad-place-to-be","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2024\/07\/27\/hell-aint-a-bad-place-to-be\/","title":{"rendered":"Hell Ain\u2019t a Bad Place to Be"},"content":{"rendered":"\n<p>Plus besoin de gonfler les bras, d\u2019\u00e9moustiller les politiques locaux, de rivaliser d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 pour d\u00e9goter les plus beaux headliners&nbsp;: le Hellfest s\u2019est install\u00e9 dans la pop-culture rugissante, cheval de Troie des musiques (plus ou moins) extr\u00eames, chantre de la r\u00e9conciliation sur la psychologie sociale des m\u00e9talleux. Les portes de l\u2019enfer s\u2019ouvrent avec assurance, arborant fi\u00e8rement ses prises de guerre, des Foo Fighters \u00e0 Offspring en passant par Metallica en mode come-back, les toujours vivants Prodigy ou Queens of the Stone Age pour les rockeurs populaires.<\/p>\n\n\n\n<p>Au c\u0153ur de cette esplanade de talents (on d\u00e9passe les 150 groupes pr\u00e9sents), d\u00e9nicher les euphories live en zigzaguant entre Altar, Valley et autres Main Stages rel\u00e8ve de l\u2019enqu\u00eateur m\u00eal\u00e9 au <em>mosher<\/em> pr\u00eat \u00e0 se frotter aux foules bienheureuses et exalt\u00e9es. <strong>Sylvaine<\/strong> cr\u00e9e l\u2019int\u00e9r\u00eat dans l\u2019apr\u00e8s midi. La Norv\u00e9gienne Kathrine Shepard convainc aussi bien par sa voix que la qualit\u00e9 de compositions r\u00eaveuses et post-rock. En place et parfois en Placebo, elle contraste l\u2019a\u00e9rien avec la f\u00e9rocit\u00e9 douce (oxymore improbable) de sa voix black. Chacun y va de sa patte vocale pour donner le relief \u00e0 l\u2019ensemble. On pense \u00e0 Alcest et Sylvaine r\u00e9ussit son pari o\u00f9 la beaut\u00e9 se m\u00e9lange \u00e0 la brute.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" width=\"709\" height=\"471\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Shining-3.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-88377\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Shining-3.jpg 709w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Shining-3-300x199.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 709px) 100vw, 709px\" \/><figcaption>Shining<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>La premi\u00e8re rencontre, la premi\u00e8re exultation vient du Nord, la Su\u00e8de plus exactement d\u2019o\u00f9 <strong>Shining<\/strong> distille, cultive, exp\u00e9rimente son jazz aux accents black, aux acc\u00e9l\u00e9rations chamaniques. Nourris par de froides douches de lumi\u00e8re de contre, les enrag\u00e9s de Halmstad nous br\u00fblent les oreilles (\u00ab&nbsp;The Madness and the Damage Done \u00bb) avant de les enivrer (\u00ab&nbsp;Exit Sun&nbsp;\u00bb). La transe s\u2019installe \u00e0 propos sur \u00ab&nbsp;Blackjazz Deathtrance&nbsp;\u00bb. Le son est sale mais d\u00e9livre suffisamment de man\u00e8ges soniques pour nous griser.&nbsp; Aussi punk que Mr Bungle, saccad\u00e9 que The Mars Volta, foutraque qu\u2019Albert Ayler, Shining brille litt\u00e9ralement tout en nous lavant le cerveau. Ce n\u2019est pas pour rien qu\u2019ils terminent leur set par un \u00ab&nbsp;21st Schizoid Man&nbsp;\u00bb d\u00e9sarticul\u00e9 et t\u00e9n\u00e9breux qui doit certainement faire jubiler Robert Fripp. Niklas Kvarforth pr\u00e9vient qu\u2019il faudra des calculatrices m\u00eame si le public a d\u00e9j\u00e0 vu Slayer ou Tool (\u00ab&nbsp;Show me your calculators&nbsp;\u00bb). On n\u2019a pas tout calcul\u00e9 mais on a beaucoup aim\u00e9. Zoner sur Kerry King ou Megadeth (mais y \u00eatre agr\u00e9ablement surpris), communier sur Craddle of Filth suffiront \u00e0 divertir cette premi\u00e8re journ\u00e9e ap\u00e9ritive.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img loading=\"lazy\" width=\"945\" height=\"630\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Texture-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-88380\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Texture-1.jpg 945w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Texture-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Texture-1-768x512.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 945px) 100vw, 945px\" \/><figcaption>Texture<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Le vendredi fera figure d\u2019\u00e9tendard pour le progressif plan\u00e9taire, \u00e0 commencer par les Hollandais de <strong>Textures<\/strong>, mis sur un petit devant de sc\u00e8ne avec le pop mais ent\u00eatant \u00ab&nbsp;Reaching Home \u00bb, gonfl\u00e9 au <em>stream<\/em> qui prend ici une part belle en c\u0153ur de set. Le groupe d\u00e9fend ses couleurs honorablement, ne surprend pas mais reste plaisant avec son m\u00e9lange m\u00e9talcore et \u00e9pique. G\u00e9n\u00e9reux, c\u2019est un qualificatif qu\u2019on peu employer volontiers pour d\u00e9crire les Australiens de <strong>Karnivool<\/strong>&nbsp;, trop rares en Europe mais r\u00e9cemment aper\u00e7us au Bataclan \u00e0 Paris. Karnivool a tout d\u2019un grand, sauf peut-\u00eatre le genre musical. La d\u00e9contraction avec laquelle Ian Kenny et sa troupe s\u2019approprient la sc\u00e8ne, la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 avec laquelle ils encha\u00eenent l\u2019enivrant \u00ab&nbsp;Goliath&nbsp;\u00bb, le groove qu\u2019ils imposent sur \u00ab&nbsp;Roquefort&nbsp;\u00bb ou la fiert\u00e9 avec laquelle ils ex\u00e9cutent \u00ab&nbsp;All it takes&nbsp;\u00bb ou le fi\u00e9vreux \u00ab&nbsp;Themata&nbsp;\u00bb\u2026 Autant de preuves que Karnivool est comme du Tool compr\u00e9hensible, du Dream Theater sans pompe, du Between The Buried And&nbsp;Me sans prise de t\u00eate. Au contact direct avec le rock et son aspect brut. M\u00eame sur Main Stage (peut \u00eatre moins propice), le propos fait mouche et enfonce un clou au c\u0153ur.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Karnivool-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-88350\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Karnivool-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Karnivool-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Karnivool-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Karnivool.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Karnivool<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>D\u2019un K \u00e0 un autre, il n\u2019y a qu\u2019un pas, mais quand m\u00eame plusieurs pour rejoindre l\u2019Altar et prier pour <strong>Klone<\/strong>. Les fiers Poitevins sont arriv\u00e9s en terre nantaise les poches pleines de m\u00e9lodies radieuses qui tutoient le soleil (splendide \u00ab&nbsp;Yonder&nbsp;\u00bb) sans doute aussi gr\u00e2ce \u00e0 Yann Ligner qui passe avec aisance du chant clair exalt\u00e9 au growl raffin\u00e9. On lorgne presque du c\u00f4t\u00e9 de la ferveur de Pearl Jam pour l\u2019\u00e9tat d\u2019esprit. Planant sans \u00eatre soporifique, avec saxophone sans \u00eatre mauvais go\u00fbt, Klone, assagi et bien camp\u00e9 sur ses appuis n\u2019a pas \u00e0 rougir des autres grands progressifs de la journ\u00e9e. <\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large is-resized\"><img loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Einar-Solberg-1024x681.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-88355\" width=\"840\" height=\"558\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Einar-Solberg-1024x681.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Einar-Solberg-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Einar-Solberg-768x511.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Einar-Solberg.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 840px) 100vw, 840px\" \/><figcaption>Einar Solberg<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Et du grand il y en aura juste apr\u00e8s sur la m\u00eame sc\u00e8ne avec un <strong>Einar Solberg<\/strong> qui a d\u00e9cid\u00e9 de ne pas faire de compromis malgr\u00e9 un public forc\u00e9ment assoiff\u00e9 de riffs et de rauque. Pas du tout, apr\u00e8s tout, si Einar est en solo ce n\u2019est pas pour faire du Leprous et c\u2019est tant mieux. Doux et f\u00e9\u00e9rique jusqu\u2019\u00e0 l\u2019a cappella, le Norv\u00e9gien livre un set superbe, faisant fi des conventions m\u00e9tal, invitant l\u2019op\u00e9ra dans des interstices br\u00fblants, invoquant la pop mais sans rougir (\u00ab\u00a0A beautiful Life\u00a0\u00bb) et obtenant une victoire personnelle. M\u00eame si on a h\u00e2te d\u2019entendre sur sc\u00e8ne les nouveaux br\u00fblots r\u00e9cemment r\u00e9v\u00e9l\u00e9s par son groupe, il faut bien avouer que cette escapade solo, boost\u00e9e \u00e0 l\u2019\u00e9lectronique et au spleen (\u00ab\u00a0Remember Me\u00a0\u00bb) fut vivifiante.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Polyphia-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-88357\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Polyphia-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Polyphia-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Polyphia-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Polyphia.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Polyphia<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Prochaine \u00e9tape du marathon&nbsp;: <strong>Polyphia<\/strong>. Les petits g\u00e9nies de la nouvelle sc\u00e8ne comme on ose les appeler feront une le\u00e7on d\u2019aisance. Successeurs studieux de Steve Va\u00ef, inventeurs d\u2019un toucher imm\u00e9diatement reconnaissable, les Texans bastonnent au son clair. Que ce soit sur le quasi culte \u00ab&nbsp;G.O.A.T.&nbsp;\u00bb ou le plus r\u00e9cent \u00ab&nbsp;Chimera&nbsp;\u00bb, Scott LePage et Tim Henson tricotent aussi bien du flamenco que du m\u00e9tal nerveux. Le tour de force est imparable, la communication avec le public un peu plus inodore mais le show n\u2019en est pas d\u00e9grad\u00e9. La nouvelle g\u00e9n\u00e9ration sympa, brillante et un peu distante. Apr\u00e8s un petit tour par les tr\u00e8s sympathiques <strong>Ne Obliviscaris<\/strong> o\u00f9 l\u2019on d\u00e9couvre comment deux chanteurs peuvent se partager habilement la sc\u00e8ne, tant\u00f4t clair&nbsp;(et violon&nbsp;!), tant\u00f4t growl, on pivote vers <strong>Satyricon<\/strong> qui fait exploser son black rock dans la tente du Temple. On ne sait pas trop quoi en attendre mais que du bon au souvenir de toutes les prestations Hellfest, aussi diverses que r\u00e9ussies. Cette fois-ci, c\u2019est retour aux sources&nbsp;: on m\u00e9lange le jean et le perfecto pour servir un <em>black\u2019n\u2019roll <\/em>authentique qui revisite aussi bien des inconnues au catalogue en mode punkisant (\u00ab&nbsp;Fuel For Hatred&nbsp;\u00bb) que les grands classiques comme \u00ab&nbsp;K.I.N.G.&nbsp;\u00bb ou \u00ab\u00a0The Pentagram Burns \u00bb. Satyr sonne presque comme Milan Fras de Laibach. La descente aux enfers peut commencer et il ne fait m\u00eame pas encore nuit&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"679\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Pain-Of-Salvation--1024x679.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-88358\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Pain-Of-Salvation--1024x679.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Pain-Of-Salvation--300x199.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Pain-Of-Salvation--768x509.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Pain-Of-Salvation-.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Pain of salvation <\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Il faudra dire un petit mot de Shaka Ponk qui fait un tr\u00e8s bon travail pour bousculer la <em>Main Stage<\/em> et conquiert Clisson comme on fait prise d\u2019un nouveau territoire. Chapeau bas aux frasques de Frah, la moiti\u00e9 du temps perch\u00e9 sur le public et les mises en sc\u00e8ne si pro. Finalement pas si hors sujet dans cette \u00e9dition. Le rendez-vous manqu\u00e9 ce sera <strong>Pain of Salvation <\/strong>un peu plus tard qui offre un set truff\u00e9 de probl\u00e8mes techniques (rappelant des souvenirs des d\u00e9buts) avec Daniel Gildenlow r\u00e9clamant de l\u2019aide pour sa guitare. Pas vraiment inspir\u00e9, \u00e9tonnamment barbant dans ses morceaux de bravoure (\u00ab&nbsp;Reason&nbsp;\u00bb), le groupe ne parvient finalement \u00e0 convaincre que sur des tubes imparables (\u00ab&nbsp;Meaningless&nbsp;\u00bb) ou des classiques qu\u2019il ne faudrait quand m\u00eame pas louper (\u00ab&nbsp;Beyond the pale&nbsp;\u00bb). Quel dommage car on attend mieux. Et l\u2019on regrette d\u2019avoir quitt\u00e9 les fantastiques Machine Head pour \u00e7a.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Chelsea-Wolfe-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-88359\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Chelsea-Wolfe-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Chelsea-Wolfe-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Chelsea-Wolfe-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Chelsea-Wolfe.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>Le samedi, on d\u00e9cide que finalement cette \u00e9dition sera tr\u00e8s scandinave et on ne boude pas son plaisir \u00e0 aller saluer le v\u00e9t\u00e9ran <strong>Yngwie Malmsteen<\/strong>, au moins par respect pour ce qu\u2019il a apport\u00e9 \u00e0 l\u2019instrument. Et c\u2019est finalement une tr\u00e8s belle surprise qui se d\u00e9voile sous nos yeux. Yngwie, magnanime, offre un spectacle de <em>guitar hero<\/em> sans faille. On sent que cela doit tourner derri\u00e8re si cela ne veut pas se faire engueuler par le maestro. Mais le clavi\u00e9riste, rempla\u00e7ant parfois comme il peut mais honorablement Joe Lynn Turner ou certains des autres chanteurs charismatiques d\u2019Yngwie jusqu\u2019\u00e0 ce qu\u2019il les vire tous. Dans la famille guitar hero, je demande le fils d\u2019Eddie Van Halen qui fera aussi tr\u00e8s bien sur la <em>Main Stage<\/em> avec une lourdeur bienvenue dans cet apr\u00e8s-midi un peu moins ensoleill\u00e9e. Extreme fera plaisir \u00e0 notre c\u0153ur de GenX. Presque d\u00e9cal\u00e9 \u00e0 notre \u00e9poque, le Pornograffiti brille de mille n\u00e9ons et on est toujours autant chavir\u00e9 par \u00ab&nbsp;More Than Words&nbsp;\u00bb ou \u00ab&nbsp;Hole Hearted&nbsp;\u00bb. On se dit aussi que Nuno est lui aussi un <em>guitar hero<\/em>. La r\u00e9v\u00e9lation de la journ\u00e9e sera<strong> Chelsea Wolfe<\/strong>, toujours parfaite en pr\u00eatresse, ma\u00eetresse de c\u00e9r\u00e9monie. Concentr\u00e9e sur son propos, propuls\u00e9e par un temps pluvieux qui fait corps plus encore avec la musique, la belle Am\u00e9ricaine offre son gothic rock, son doom et sa folk \u00e0 un public m\u00e9dus\u00e9, envo\u00fbt\u00e9, captiv\u00e9. De \u00ab&nbsp;Feral Love&nbsp;\u00bb \u00e0 \u00ab&nbsp;After The Fall&nbsp;\u00bb, le groupe offre diff\u00e9rents extraits discographiques tous aussi convaincants. On boit cela comme Chelsea boit de son calice. Le monde a engendr\u00e9 un croisement puissant entre Lana Del Rey et Anne Clark et le r\u00e9sultat romantique et transcendant absorbe compl\u00e8tement. <strong>Julie Christmas <\/strong>un peu plus tard offrira un voyage tout aussi convaincant. Entre deux, le mainstream reprend ses droits et l\u2019on peut appr\u00e9cier au choix les furieux (un peu en dessous de d\u2019habitude) Mass Hysteria, Bruce Dickinson et son armada pas si solo, les paradoxalement intimes et convaincants Metallica ou les v\u00e9t\u00e9rans pas si mollassons de Saxon.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Klone-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-88360\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Klone-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Klone-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Klone-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/Klone.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Klone<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<p>Dimanche sera un jour plut\u00f4t calme pour nos colonnes. On fera une rencontre convaincante avec les cultes pas si cultes Irlandais de Therapy. Un groupe int\u00e9ressant sur la r\u00e9flexion de comment passer au premier plan ou rester dans l\u2019alternatif. Quand la puissance du live est l\u00e0, bient\u00f4t les r\u00e9flexions s\u2019effacent et on profite du moment. <strong>Batushka<\/strong> ne fait pas dans les mesures compos\u00e9es mais le spectacle liturgique est \u00e0 la hauteur de leur r\u00e9putation. Crosses butte sur un probl\u00e8me technique et la bande de Chino Moreno version \u00e9lectro finit p\u00e9niblement son set dans une Valley \u00e0 moiti\u00e9 d\u00e9serte. Tiamat fait un sympathique retour un peu brouillon parfois. Seuls les Foo Fighters convaincront la majeure frange d\u2019un public toujours motiv\u00e9 ou encore <strong>Dimmu Borgir <\/strong>en cl\u00f4ture inattendue mais absolument d\u00e9licieuse.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/kvelertak-2-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-88361\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/kvelertak-2-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/kvelertak-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/kvelertak-2-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/kvelertak-2.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<p>A l\u2019ann\u00e9e prochaine c\u2019est s\u00fbr, car malgr\u00e9 l\u00e9s hauts, les bas, les jubilations et les d\u00e9ceptions, on est toujours certain au Hellfest d\u2019\u00eatre stimul\u00e9, surpris, bouscul\u00e9 au sens propre et figur\u00e9. La liesse prend le pas sur tout et les d\u00e9cibels sont des offrandes au c\u0153ur de la nuit o\u00f9 les flammes r\u00e9chauffent les corps mais pas la bi\u00e8re. Ce n\u2019est pas la Gardienne des T\u00e9n\u00e8bres, nouvelle machine qui nous dira le contraire. Du haut de ses dix m\u00e8tres, elle voit bien que c\u2019est ici que se d\u00e9roulent les moments sonores les plus excitants de l\u2019\u00e9t\u00e9 o\u00f9 riffs croiseront conversations sur tel ou tel groupe qui aurait du revenir et celui qui n\u2019aurait pas du. C\u2019est un peu cela le m\u00e9tal finalement&nbsp;: cela parle de la mort mais il n\u2019y a pas plus vivant&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/ambiance-8-1-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-88375\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/ambiance-8-1-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/ambiance-8-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/ambiance-8-1-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2024\/07\/ambiance-8-1.jpg 1063w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Plus besoin de gonfler les bras, d\u2019\u00e9moustiller les politiques locaux, de rivaliser d\u2019ing\u00e9niosit\u00e9 pour d\u00e9goter&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":88340,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[20,3],"tags":[46,39,23,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88332"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=88332"}],"version-history":[{"count":31,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88332\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":88413,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88332\/revisions\/88413"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/88340"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=88332"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=88332"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=88332"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}