{"id":88050,"date":"2023-10-19T08:56:55","date_gmt":"2023-10-19T06:56:55","guid":{"rendered":"https:\/\/www.chromatique.net\/?p=88050"},"modified":"2023-10-19T12:52:26","modified_gmt":"2023-10-19T10:52:26","slug":"steven-wilson-the-harmony-codex","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2023\/10\/19\/steven-wilson-the-harmony-codex\/","title":{"rendered":"Steven Wilson &#8211; The Harmony Codex"},"content":{"rendered":"\n<p>\u00ab Trop seul en studio, trop rong\u00e9 par ses r\u00e9f\u00e9rences, pas assez net dans son propos [\u2026] Steven part seul sur les sillons et nous laisse sur le bord de la route. \u00bb, c\u2019est ainsi que se terminait notre chronique sur le pr\u00e9c\u00e9dent album de Steven Wilson, <em><a href=\"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2021\/01\/06\/steven-wilson-the-future-bites\/\" data-type=\"post\" data-id=\"23749\">The Future Bites<\/a><\/em> qui avait globalement d\u00e9\u00e7u. En effet, comme il nous l\u2019indiquait dans une interview en 2021, <em>The Future Bites<\/em> est l\u2019un de ses albums solo les moins collaboratifs. Est-ce parce qu&rsquo;il avait senti l\u2019impasse dans laquelle il s\u2019\u00e9tait enferm\u00e9 ou simplement pour trouver du nouveau, toujours est-il que <em>The Harmony Codex <\/em>prend la direction oppos\u00e9e pas tant musicalement que du point de vue de la production.<\/p>\n\n\n\n<p>Car Steven Wilson s&rsquo;est entour\u00e9 de nombreux\u00b7ses musicien\u00b7ne\u00b7s issus de diff\u00e9rents genres musicaux apportant une fra\u00eecheur bienvenue. On retrouve certains compagnons de route de longue date, Nick Beggs, Theo Travis, mais aussi de nouveaux venus comme Samuel Fogarino, batteur du groupe Interpol, ou Nils Petter Molv\u00e6r , trompettiste norv\u00e9gien v\u00e9t\u00e9ran du label de jazz ECM. Les contributions de Niko Tsonev \u00e0 la guitare, \u00e0 qui Wilson a demand\u00e9 des soli \u00e9tranges et beaux, sont particuli\u00e8rement r\u00e9ussies. Cet aspect collaboratif est marqu\u00e9 aussi dans la composition puisqu&rsquo; Adam Holzman est cr\u00e9dit\u00e9 sur \u00ab Economies of Scales \u00bb pour la cr\u00e9ation du motif \u00e9lectronique et que Ninet Tayeb est cr\u00e9dit\u00e9e seule (une premi\u00e8re sur un album solo de Wilson) sur le magnifique \u00ab Rock Bottom \u00bb, une ballade puissante qui n&rsquo;aurait pas \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9e pour le g\u00e9n\u00e9rique d&rsquo;ouverture d&rsquo;un James Bond.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Steven Wilson - Economies of Scale\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/wmtyvKz8ubQ?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>De <em>The Future Bites<\/em>, il reprend et explore les \u00e9l\u00e9ments les plus saillants (l&rsquo;\u00e9lectro, les claviers analogiques) et laisse de c\u00f4t\u00e9 le moins r\u00e9ussi (le disco, le funk, la pop \u00e9vidente). Ces \u00e9l\u00e9ments \u00e9lectroniques sont ici m\u00e9lang\u00e9s avec le progressif de <em><a href=\"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2015\/03\/08\/7083\/\" data-type=\"post\" data-id=\"7083\">Hand. Cannot. Erase.<\/a> <\/em>(\u00ab Impossible Tightrope \u00bb et \u00ab Staircase \u00bb en sont de parfaits exemples), l\u2019indus de <em><a href=\"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2009\/03\/09\/1069\/\" data-type=\"post\" data-id=\"1069\">Insurgentes<\/a><\/em> (qu\u2019on retrouve sur l\u2019excellent \u00ab Beautiful Scarecrow \u00bb) et les exp\u00e9rimentations des d\u00e9buts de Porcupine Tree influenc\u00e9s par Pink Floyd et Tangerine Dream (\u00ab The Harmony Codex \u00bb) sans oublier la sensibilit\u00e9 pop qui traverse l\u2019\u0153uvre de SW (\u00ab What Life Brings \u00bb). En ce sens, <em>The Harmony Codex<\/em> est bel et bien un nouveau territoire sur lequel toutes ces influences se croisent pour dessiner un paysage musical in\u00e9dit \u00e0 la fois atmosph\u00e9rique et \u00e9trange.<\/p>\n\n\n\n<p>Steven Wilson met moins l&rsquo;accent sur les m\u00e9lodies (qu&rsquo;on retrouve quand m\u00eame sur les superbes harmonies vocales de \u00ab Economies of Scale \u00bb) pour travailler les ambiances, les textures sonores et la dramaturgie des titres. Car cet album met souvent en place des dispositifs sonores \u00e9labor\u00e9s afin d\u2019accentuer certains moments particuliers comme l\u2019arriv\u00e9e de la voix a capella apr\u00e8s une introduction \u00e9lectronique puissante et 8 secondes (!) de silence sur \u00ab Inclination \u00bb ou la basse qui ne rentre que lors du solo de guitare sur \u00ab What Life Brings \u00bb pour lui donner plus d&rsquo;impact. Le magnifique \u00ab Staircase \u00bb, en est l&rsquo;exemple le plus \u00e9vocateur, titre qui propose un v\u00e9ritable voyage ne m\u00e9nageant pas les surprises.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-embed is-type-video is-provider-youtube wp-block-embed-youtube wp-embed-aspect-16-9 wp-has-aspect-ratio\"><div class=\"wp-block-embed__wrapper\">\n<iframe loading=\"lazy\" title=\"Steven Wilson - What Life Brings\" width=\"640\" height=\"360\" src=\"https:\/\/www.youtube.com\/embed\/vCrACQP4AtI?feature=oembed\" frameborder=\"0\" allow=\"accelerometer; autoplay; clipboard-write; encrypted-media; gyroscope; picture-in-picture; web-share\" allowfullscreen><\/iframe>\n<\/div><\/figure>\n\n\n\n<p>C\u00f4t\u00e9 sonorit\u00e9, <em>The Harmony<\/em> Codex est loin d\u2019\u00eatre un album \u00e9lectronique froid notamment gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019emploi de synth\u00e9tiseurs analogiques (Moog, ARP 2600, Moog Arpeggiators). Wilson joue aussi du contraste entres sonorit\u00e9s froides et instruments plus chaleureux (la trompette sur \u00ab Inclination \u00bb, la guitare acoustique de \u00ab Economies\u00a0of Scale \u00bb). Le mixage renforce cette approche avec des basses extensives, une nouveaut\u00e9 pour Wilson qui nous avait habitu\u00e9s \u00e0 des mixages plus analytiques (on est loin de <em>Fear of a Blank Planet<\/em>). Dans son ensemble, le disque est un v\u00e9ritable travail d\u2019orf\u00e8vre qui fourmille de d\u00e9tails dans les textures et les ambiances. Une densit\u00e9 qui n\u2019est jamais \u00e9touffante.\u00a0<\/p>\n\n\n\n<p>Avec <em>The Harmony Codex<\/em>, Steven Wilson r\u00e9ussit \u00e0 transcender ses diff\u00e9rentes influences pour proposer une \u0153uvre plus singuli\u00e8re et convaincante que ses deux derniers albums. Encore une r\u00e9ussite pour un artiste dont la cr\u00e9ativit\u00e9 musicale ne semble pas \u00eatre affect\u00e9e par les ann\u00e9es.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>De The Future Bites, il reprend et explore les \u00e9l\u00e9ments les plus saillants (l&rsquo;\u00e9lectro, les claviers analogiques) et laisse de c\u00f4t\u00e9 le moins r\u00e9ussi (le disco, le funk, la pop \u00e9vidente). Ces \u00e9l\u00e9ments \u00e9lectroniques sont ici m\u00e9lang\u00e9s avec le progressif de Hand. Cannot. Erase. (\u00ab Impossible Tightrope \u00bb et \u00abStaircase \u00bb en sont de parfaits exemples), l\u2019indus de Insurgentes (qu\u2019on retrouve sur l\u2019excellent \u00abBeautiful Scarecrow \u00bb) et les exp\u00e9rimentations des d\u00e9but de Porcupine Tree influenc\u00e9s par Pink Floyd et Tangerine Dream (\u00abThe Harmony Codex \u00bb) sans oublier la sensibilit\u00e9 pop qui traverse l\u2019\u0153uvre de SW (\u00abWhat Life Brings \u00bb). <\/p>\n","protected":false},"author":46,"featured_media":88069,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[26,56,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88050"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/46"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=88050"}],"version-history":[{"count":47,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88050\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":88108,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/88050\/revisions\/88108"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/88069"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=88050"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=88050"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=88050"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}