{"id":879,"date":"2004-10-18T00:00:00","date_gmt":"2004-10-17T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/879"},"modified":"2004-10-18T00:00:00","modified_gmt":"2004-10-17T22:00:00","slug":"879","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2004\/10\/18\/879\/","title":{"rendered":"Pain of Salvation &#8211; BE"},"content":{"rendered":"<p>Qu\u2019y a-t-il dans la t\u00eate de Daniel Gildenl\u00f6w ? La question se pose l\u00e9gitimement apr\u00e8s chaque sortie d\u2019un album de Pain Of Salvation. Elle se trouve moins r\u00e9solue que jamais apr\u00e8s l\u2019\u00e9coute de <i>Be<\/i> ! <\/p>\n<p>  Comme de coutume, l\u2019album contient un concept : Dieu, son existence et tous leurs corollaires  jusqu\u2019au traffic d&rsquo;influence divine et la d\u00e9viance religieuse. Il peut \u00eatre utile voire recommandable de se munir des paroles pour une meilleure compr\u00e9hension, sans quoi il y a de fortes chances de finir perdu ! Attention, th\u00e8me lourd, donc, charg\u00e9 de messages et de sens cach\u00e9s : voici venir l\u2019une de ces histoires au sujet desquelles on se perd en conjectures lors de soir\u00e9es enfum\u00e9es.<\/p>\n<p>  Clairement, cet album n\u2019a rien \u00e0 voir avec la discographie pass\u00e9e du groupe. M\u00eame si chaque album se diff\u00e9renciait distinctement, les \u00e9l\u00e9ments metal \u00e9taient toujours pr\u00e9sents. On compte bien quelques passages \u00e9nerv\u00e9s tels \u201cDiffidentia\u201c ou \u201cNihil Morari\u201c, mais on entend surtout le piano et les orchestrations, omnipr\u00e9sentes, ainsi que le montre \u201cPluvius Aestivus\u201c sur lequel Fredrik Hermanssonn fait des merveilles. Cette alternance violence\/douceur est beaucoup plus pr\u00e9sente, plus marqu\u00e9e qu\u2019auparavant. On passe ainsi d\u2019un morceau typique PoS, \u201cLilium Cruentus\u201c, complexe, avec des rythmiques inhabituelles, \u00e0 un titre comme \u201cNauticus\u201c compos\u00e9 seulement de chant et de guitare. <\/p>\n<p>  <i>Be<\/i>, remarquable, m\u00e9lange judicieusement le folk et la musique celtique avec parfois m\u00eame une flute rappelant fortement Jethro Tull. Impossible de ne pas penser \u00e0 une pi\u00e8ce de th\u00e9\u00e2tre \u00e0 l\u2019\u00e9coute de \u201cDea Pecuniae\u201d &#8211; sur lequel Gildenl\u00f6w s\u2019offre un superbe duo avec les chanteuses Cecilia Ringkvist et Blair Howatt &#8211; tant le morceau est pompeux avec sa mont\u00e9e en puissance et une fin apoth\u00e9otique rappelant les d\u00e9buts de Queen. On pense au th\u00e9\u00e2tre donc, voire ! Cin\u00e9ma, com\u00e9die musicale\u2026 il y a quelque chose \u00e0 faire avec ce disque.<\/p>\n<p>  <i>Be<\/i> se r\u00e9sumera en un mot : ambitieux. En effet, Daniel Gildenl\u00f6w offre ici l\u2019album le plus riche de la discographie de Pain Of Salvation. Cette abondance, tant dans les horizons musicaux employ\u00e9s que dans le concept de l\u2019album, n\u2019est pas pour autant facile d\u2019acc\u00e8s. Une seule \u00e9coute dans votre m\u00e9tro ou votre bus s\u2019av\u00e8rera insuffisante, voire inad\u00e9quate pour l\u2019assimiler. Non, cette \u0153uvre requiert des conditions d\u2019\u00e9coute optimales : un salon, une bougie et une \u00e9coute attentive, plusieurs fois pour se rendre compte que <i>Be<\/i> est un tr\u00e9sor d\u2019originalit\u00e9 avec une production limpide, des arrangements vocaux et instrumentaux peu communs. Il est clair que cet album a sa place \u00e0 c\u00f4t\u00e9 d\u2019autres \u0153uvres conceptuelles qui ont marqu\u00e9 le genre comme <i>Operation : Mindcrime<\/i> ou <i>Brave<\/i>. Vous cherchiez encore le disque de l\u2019ann\u00e9e ? Voici un s\u00e9rieux candidat. Quant \u00e0 la question \u201cQu\u2019y a-t-il dans la t\u00eate de Daniel Gildenl\u00f6w ?\u201c, il para\u00eet toujours plus difficile d\u2019y r\u00e9pondre.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Qu\u2019y a-t-il dans la t\u00eate de Daniel Gildenl\u00f6w ? 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