{"id":87832,"date":"2023-07-02T20:41:10","date_gmt":"2023-07-02T18:41:10","guid":{"rendered":"https:\/\/www.chromatique.net\/?p=87832"},"modified":"2023-07-10T18:19:37","modified_gmt":"2023-07-10T16:19:37","slug":"hell-yeah","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2023\/07\/02\/hell-yeah\/","title":{"rendered":"Hell Yeah!"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-left\">C&rsquo;est no\u00ebl en \u00e9t\u00e9 pour les aficionados du m\u00e9tal ! Nouvelle \u00e9dition pour le d\u00e9sormais traditionnel, pantagru\u00e9lique, festif Hellfest. Si certains commencent \u00e0 se distancier de ce qu&rsquo;ils qualifient de Disneyland du m\u00e9tal, les pr\u00e9sents en prendront pour 4 jours. Au vu de la double fourn\u00e9e de l&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, c&rsquo;est certes plus succinct mais le festival s&rsquo;installe dans une dur\u00e9e plus longue et avec une programmation densifi\u00e9e, \u00e0 l&rsquo;image de l&rsquo;ann\u00e9e ou le Knotfest y avait \u00e9t\u00e9 adjoint.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-left\">Premier constat logistique : chaque ann\u00e9e voit son lot d&rsquo;am\u00e9liorations pour rendre les festivaliers plus apais\u00e9s voire emball\u00e9s. Les arriv\u00e9es par vague entre le mercredi et le jeudi permettent d\u00e9j\u00e0 d&rsquo;acc\u00e9der au site de fa\u00e7on plus fluide. Le confort prend une nouvelle dimension (\u00e0 un certain prix, certes, ce qui a enflamm\u00e9 la toile) avec l&rsquo;arriv\u00e9e des chalets au sein de l&rsquo;Easycamp, pour les plus nantis. Globalement, l&rsquo;organisation est assez irr\u00e9prochable et on ne peut que f\u00e9liciter les artisans qui oeuvrent chaque ann\u00e9e pour analyser les retours des festivaliers&#8230; et les prendre en compte !<\/p>\n\n\n\n<p>Pour les plus f\u00e9rus de musique curieuse et complexe, le jeudi d\u00e9marre par les Francais d&rsquo;<strong>Hypno5e<\/strong>, nouveaux venus de derniere minute dans la programmation en raison de l&rsquo;annulation de The Soft Moon. Visiblement heureux d&rsquo;\u00eatre l\u00e0, les Montpelli\u00e9rains profitent de l&rsquo;occasion pour faire une d\u00e9monstration de leur m\u00e9tal avant-garde, souvent (un peu trop) complexe mais \u00e9nergique. Au gr\u00e9 d&rsquo;une composition, on semble croiser Mass Hysteria, en peut-\u00eatre un peu moins abouti. La petite d\u00e9ception vient sans doute du chant. Pas celui d&rsquo;Emmanuel Jessua&nbsp;qui officie tr\u00e8s bien mais pourrait \u00eatre aid\u00e9 de ses comparses pour les choeurs afin d&rsquo;ajouter en puissance, plut\u00f4t que de jouer sur un harmonizer un peu plus artificiel.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs exactement l&rsquo;inverse chez les Am\u00e9ricains rutilants de <strong>Coheed and Cambria<\/strong> qui prennent d&rsquo;assaut la <em>Main Stage<\/em> avec une premi\u00e8re ligne o\u00f9 tout le monde chante. Le son cristallin et la force qui impriment nous confirment l&rsquo;utilit\u00e9 de faire appel \u00e0 toutes les forces en pr\u00e9sence pour affirmer le propos m\u00e9lodique. Parfois un peu trop biberonn\u00e9 au coll\u00e8ge rock, le groupe assure quand m\u00eame le show et met en valeur \u00ab\u00a0Vaxis\u00a0\u00bb et ses deux volumes studio. On croisera aussi cette journ\u00e9e les Anglais de <strong>Architects<\/strong>, accroch\u00e9s \u00e0 leur <em>metalcore<\/em> complexe qui auront ce soir l\u00e0 l&rsquo;honneur de remuer un <em>moshpit<\/em> enthousiaste. <\/p>\n\n\n\n<p>Mention sp\u00e9ciale \u00e0 <strong>Candlemass<\/strong> qui loin d&rsquo;\u00eatre ringard donne une le\u00e7on de doom moderne alors m\u00eame qu&rsquo;ils en repr\u00e9sentent l&rsquo;h\u00e9ritage. <strong>Amenra<\/strong>, combo belge tr\u00e8s sombre et d\u00e9sormais classique (apr\u00e8s tout ils \u00e9taient d\u00e9j\u00e0 l\u00e0 \u00e0 la toute premi\u00e8re \u00e9dition du festival !) donne \u00e0 son show des airs de messe noire avec g\u00e9nuflexions de Colin H. van Eeckhout, chanteur intriguant et hypnotique. Distillant une ambiance particuli\u00e8re, les disciples de l&rsquo;\u00e9glise de Ra appuient leur propos avec des images en noir et blanc qui font passer les clips de Lasse Hoile pour du Disney. <strong>Katatonia<\/strong> assurera une cl\u00f4ture sympathique mais assez classique et on leur pr\u00e9f\u00e9rera leur r\u00e9cent concert \u00e0 Paris en compagnie de Solstafir. Les Su\u00e9dois ont malgr\u00e9 tout un panache qui ne d\u00e9m\u00e9rite pas.<\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est d\u00e9j\u00e0 le jour 2 avec son lot de surprises, d&rsquo;excitations et de d\u00e9ceptions. Pas le jour le plus int\u00e9ressant pour nos colonnes, certes, mais des sons lourds, denses, int\u00e9ressants du c\u00f4t\u00e9 <em>sludge<\/em> (Primitive Man, Weedeater) \u00e0 la <em>Valley<\/em> qui cette ann\u00e9e a \u00e9t\u00e9 d\u00e9plac\u00e9e en face de la <em>Warzone<\/em> et en ext\u00e9rieur mais conserve une tr\u00e8s bonne enveloppe acoustique. On n&rsquo;est pas franchement transport\u00e9 par les m\u00e9langes personnels de <strong>Greg Puciato<\/strong>, le coeur vibrant de Dillinger Escape Plan, m\u00eame si on en reconna\u00eet l&rsquo;enthousiasme. <\/p>\n\n\n\n<p>Le post metal de <strong>Der Weg einer Freiheit<\/strong> est finalement plus int\u00e9ressant et captive la foule venue se recueillir au Temple. Les bonnes nouvelles viendront du glam rock US de <strong>Skid Row<\/strong> (solides et aur\u00e9ol\u00e9s de leur nouvel album) ou <strong>M\u00f6tley Cr\u00fce<\/strong> (bien en forme gr\u00e2ce \u00e0 l&rsquo;addition du grin\u00e7ant John 5 \u00e0 la guitare en remplacement de Mick Mars). Le mathcore muscl\u00e9 de <strong>Botch<\/strong>, en fin de soir\u00e9e, sera aussi une belle d\u00e9couverte, au croisement de la noise et de structures plus complexes famili\u00e8res \u00e0 Meshuggah.<\/p>\n\n\n\n<p>Le samedi, parfois pluvieux, est la journ\u00e9e des contrastes et celle qui nous stimule un peu plus. Elle commence en beaut\u00e9 avec les nouveaux venus de <strong>Cobra The Impaler<\/strong>. Chocs des genres, iconographie r\u00e9ussie, la Belgique frappe d\u00e9cid\u00e9ment encore tr\u00e8s fort et le groupe a un son parfait sur une <em>Main Stage<\/em> qui pousse les d\u00e9cibels au premier cr\u00e9neau horaire du matin. Les relents riff doom ont encore plus d&rsquo;impact que sur leur tr\u00e8s r\u00e9ussi \u00ab\u00a0Colossal Gods\u00a0\u00bb. Le venin de ce cobra ne laissera aucun fan de prog indiff\u00e9rent. Imm\u00e9diatement apr\u00e8s et sur la sc\u00e8ne voisine, les Fran\u00e7ais de <strong>Scarlean<\/strong> sont venus avec leur parterre de convaincus, tr\u00e8s enthousiastes \u00e0 l&rsquo;\u00e9coute de leur prog m\u00e9lodique, un peu sucr\u00e9 mais pas trop guimauve. Nous le serons pour notre part un peu moins. Comme un Symphony X en mid tempo, le groupe peine \u00e0 convaincre sur la longueur malgr\u00e9 leur souriante pr\u00e9sence. On se prend \u00e0 \u00eatre nostalgique de Fate&rsquo;s Warning. M\u00eame la reprise du tube pop neurasth\u00e9nique de Black, \u00ab\u00a0Wonderful Life\u00a0\u00bb ne nous emporte pas compl\u00e8tement. Petite pause <em>wall of death<\/em> et agitation <em>pit<\/em> avec <strong>Bloodywood<\/strong> qui met tout le monde par terre d\u00e8s le d\u00e9jeuner. Pas vraiment prog mais bigrement efficaces, les m\u00e9talleux de New Dehli ont r\u00e9ussi \u00e0 transformer leur <em>hype<\/em> en champ de bataille o\u00f9 personne ne restera indemne. Comme une suite Indienne du \u00ab\u00a0Roots\u00a0\u00bb de Sepultura ! Retour dans nos terres de la musique pens\u00e9e \u00ab\u00a0autrement\u00a0\u00bb avec <strong>Dali Thundering Concept <\/strong>qui avait int\u00e9ress\u00e9 en album. La transposition live affirme leur djent aux relents hardcore. La drumbox y croise des riffs puissants mais on regrette la pr\u00e9sence d&rsquo;une seule guitare qui fait perdre son assise au groupe en concert. <strong>King Buffalo <\/strong>sur la <em>Valley <\/em>fait souffler son rock psych\u00e9 et ses riffs aiguis\u00e9s et le sabbath n&rsquo;est pas tr\u00e8s loin. <\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est le moment pour les \u00ab\u00a0grands\u00a0\u00bb de la sc\u00e8ne progressive de prendre le pouvoir alors que les gouttes commencent \u00e0 tomber, comme un signe de tristesse ou nostalgie. Des sentiments qui collent bien \u00e0 la musique de <strong>Riverside<\/strong> que l&rsquo;on attendait presque en tr\u00e9pignant. Mariusz Duda previent la foule : <em>\u00ab\u00a0We are not a metal band, we are a prog band and I am going to use my voice, not scream\u00a0\u00bb<\/em>. Une petite escarmouche \u00e0 cette tendance forte du metal moderne \u00e0 <em>screamer <\/em>plus qu&rsquo;il n&rsquo;en faut. Ce qui marque encore plus que d&rsquo;habitude c&rsquo;est la solidit\u00e9, l&rsquo;assise de l&rsquo;instrument totem du leader du groupe. Jamais sans doute durant cette \u00e9dition du festival, la basse n&rsquo;aura \u00e9t\u00e9 aussi cr\u00e9ative et bien mise en valeur. On regrette l&rsquo;absence de certains titres phares de leur derni\u00e8re production (\u00ab\u00a0I&rsquo;m done with you\u00a0\u00bb en t\u00eate qui nous avait fait chavirer) mais malgr\u00e9 tout et pour un groupe de salle plus que de stade, les Polonais sortent la t\u00eate haute, concluant leur show par \u00ab\u00a0Left Out\u00a0\u00bb une pi\u00e8ce fleuve de onze minutes, en clin d&rsquo;oeil \u00e0 une foule qui sait pourquoi elle est l\u00e0. <\/p>\n\n\n\n<p>La vraie surprise, le coup de coeur du festival, le voici. D&rsquo;abord surprenant puis totalement emballant, <strong>Puscifer<\/strong>, nouvel avatar des affres cr\u00e9atrices de Maynard James Keenan (en plus des d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s enthousiasmants Tool et A Perfect Circle) offre non seulement un concert mais aussi un spectacle &#8211; assez d\u00e9cal\u00e9 &#8211; autour du th\u00e8me des aliens, des Roswell un peu \u00ab\u00a0<em>cheap<\/em>\u00a0\u00bb mais amusants faisant m\u00eame leur irruption sur sc\u00e8ne. Puscifer n&rsquo;a sans doute rien \u00e0 faire ici avec sa pop d\u00e9structur\u00e9e, ses plaisirs coupables et ses compositions bizzaro\u00efdes mais au diable les pr\u00e9jug\u00e9s. Ce sera la p\u00e9pite du festival, costumes cravates et <em>makeup<\/em> d\u00e9stabilisant \u00e0 l&rsquo;appui. La force de l&rsquo;ensemble, la nettet\u00e9 du propos et le jeu de sc\u00e8ne (o\u00f9 pour le coup, Maynard, quasi invisible sur ses autres projets, th\u00e9\u00e2tralise le propos) font du set un tour de force inoubliable.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Porcupine Tree<\/strong>, Outre-Manche, enfonce le clou de cette journ\u00e9e progressive. La clique de Steven Wilson pr\u00e9vient aussi comme lors de toute leur tourn\u00e9e que les t\u00e9l\u00e9phones ne sont pas autoris\u00e9s, histoire d&rsquo;appuyer un peu plus leur singularit\u00e9. Malchanceux, le groupe a de s\u00e9rieux probl\u00e8me avec ses \u00e9crans, \u00e0 la fois la projection en toile de fond mais aussi la reprise de l&rsquo;image par les cam\u00e9ras du festival qui ne d\u00e9marrera qu&rsquo;aux deux tiers du set. Porcupine se d\u00e9guste donc dans son plus simple appareil (ce sera pire pour la suite de leur tourn\u00e9e avec le d\u00e9part en cours de route du bassiste pour des raisons personnelles). Pourtant intime, le groupe avait d\u00e9montr\u00e9 dans des pr\u00e9c\u00e9dentes \u00e9ditions qu&rsquo;il \u00e9tait capable de prendre d&rsquo;assaut la <em>main stage<\/em>. Le constat est un peu plus mitig\u00e9 en 2023. La pluie se r\u00e9installe doucement, se conjuguant avec le soleil comme pour donner l&rsquo;opportunit\u00e9 d&rsquo;un jeu tout en contrastes. Porcupine Tree, pour beaucoup de festivaliers qui ne connaissent que de loin, ce sont aussi des patchs sur des blousons et donc une l\u00e9gitimit\u00e9 qui les fait passer dans la cat\u00e9gorie des classiques. Mais passer de <em>classic fashion<\/em> \u00e0 <em>classic rock<\/em> n&rsquo;est pas chose ais\u00e9e et on se demande si l&rsquo;aura du groupe survivra \u00e0 sa prochaine mise en sommeil&#8230; ou d\u00e9sint\u00e9gration. Si \u00ab\u00a0Blackest Eyes\u00a0\u00bb en intro, \u00ab\u00a0Sound of Muzak\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0Trains\u00a0\u00bb en conclusion (malgr\u00e9 encore une fois un petit souci de son de guitare&#8230;) font office d&rsquo;anthems ind\u00e9niables, il est vrai que le regard se porte, pour les m\u00e9talleux, avant tout sur l&rsquo;ind\u00e9l\u00e9bile \u00ab\u00a0In Absentia\u00a0\u00bb. Evidemment, Steven joue les <em>crowd pleasers<\/em> avec \u00ab\u00a0Open Car\u00a0\u00bb (jamais jou\u00e9 depuis 2010 avec son refrain rock imparable) ou encore le fantastique \u00ab\u00a0Anesthetize\u00a0\u00bb que l&rsquo;on a tant entendu mais qui fait toujours mouche dans son deuxi\u00e8me acte. Les morceaux du dernier album avec leur d\u00e9ficit d&rsquo;accompagnement visuel peinent plus \u00e0 convaincre une foule calme. Le groupe se retire assez timidement et on pr\u00e9f\u00e9rera sans doute leur set habituel et son parterre de d\u00e9vou\u00e9s.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p>Ce soir l\u00e0, il y aura quelques bons moments comme les sympathiques <strong>Finntroll<\/strong> toujours si aguerris et distillant une atmosph\u00e8re elfique o\u00f9 polka et m\u00e9tal s&rsquo;entrechoquent. Les Canadiens de <strong>Voivod<\/strong> sont tr\u00e8s spartiates mais toujours bien vivants (on se souvient avec \u00e9motion de leur fantastique \u00ab\u00a0The Outer Limits\u00a0\u00bb) mais c&rsquo;est <strong>The Hu<\/strong> (\u00e0 l&rsquo;image de Heilung il y a quelques ann\u00e9es) qui fait le buzz, une majorit\u00e9 de m\u00e9talleux s&rsquo;\u00e9tant d\u00e9j\u00e0 group\u00e9e avec une curiosit\u00e9 non d\u00e9nu\u00e9e d&rsquo;expectative pr\u00e8s de la sc\u00e8ne Temple. Si bien que l&rsquo;affluence para\u00eet disproportionn\u00e9e au regard de l&rsquo;historique ou de l&rsquo;aura du groupe. Malgr\u00e9 tout, le folk m\u00e9tal mongol fait mouche, les instruments traditionnels en bandouli\u00e8re et l&rsquo;attitude r\u00e9solument guerri\u00e8re ajoutant un peu plus de panache \u00e0 l&rsquo;ensemble. Si la formule semble \u00eatre d\u00e9cod\u00e9e au bout de quelques chansons, le plaisir coupable fait rester la plupart de la foule mass\u00e9e l\u00e0, plus intrigu\u00e9e que subjugu\u00e9e par le concept (plus que v\u00e9ritable \u00e2me de groupe) d\u00e9j\u00e0 aur\u00e9ol\u00e9 de deux productions studio solides.<\/p>\n\n\n\n<p>Au choix en cl\u00f4ture de cette avant derni\u00e8re journ\u00e9e dense : les rythmiques matheuses et prises de t\u00eate du toujours tr\u00e8s violent <strong>Meshuggah<\/strong> ou l&rsquo;\u00e9lectro nostalgique et dansante de<strong> Carpenter Brut<\/strong>. Aucun des choix n&rsquo;est mauvais, tout est donc question d&rsquo;humeur avant de se laisser bercer par les \u00e9toiles.<\/p>\n\n\n\n<p>Dernier jour, derni\u00e8re chance de frapper fort. L&rsquo;ambiance est un peu plus \u00e0 la gadouille , la pluie ayant fait son office mais tout commence bien avec <strong>Wolvennest<\/strong> d\u00e8s le matin qui malgr\u00e9 un horaire lui convenant peu (on lui pr\u00e9f\u00e9rerait un climat nocturne) lance ses effluves d&rsquo;encens, ses riffs lourds et atmosph\u00e9riques, son theremin \u00e9th\u00e9r\u00e9 et transforme la Valley en lieu de pri\u00e8re lycanthrope. Un pari pas \u00e9vident mais r\u00e9ussi. On sera finalement moins renvers\u00e9 par la prestation pourtant tr\u00e8s correcte des Fran\u00e7ais de <strong>The Old Dead Tree<\/strong>. Le son est bon, les instrumentistes mordants mais les compositions un peu fades nous emp\u00eachent de nous raccrocher \u00e0 quelque chose de fondamentalement excitant. Dommage car l&rsquo;effort d\u00e9coratif sur sc\u00e8ne et la coh\u00e9rence du propos sont bien l\u00e0. La journ\u00e9e se passe au gr\u00e9 de d\u00e9ambulations patriarcales (les industrieux de <strong>Treponem Pal<\/strong>, toujours vigoureux m\u00eame si un peu p\u00e9rim\u00e9s), les surprises en forme de farce qui au final ne font pas tant rire que \u00e7a (les trublions teutons de <strong>Electric Callboy<\/strong>) ou le mainstream potache qui r\u00e9ussit \u00e0 viser juste quelques fois sans non plus faire renverser l&rsquo;assistance (Jack Black et son combo <strong>Tenacious D.<\/strong> ou le rock made in Hollywood). <\/p>\n\n\n\n<p>Les derniers moments de gr\u00e2ce du festival proviendront de vieux chaudrons qui fabriquent le meilleur acier, le revival de <strong>Pantera<\/strong> en t\u00eate (point bonus \u00e0 Zakk Wylde qui reprend dignement le flambeau de Dimebag), la fougue insens\u00e9e des pourtant tr\u00e8s archa\u00efques <strong>Melvins<\/strong> ou encore le panache inattendu de <strong>Testament<\/strong> qui montre que son thrash \u00e0 l&rsquo;\u00e9galisation si reconnaissable a encore de tr\u00e8s beaux restes (Alex Skolnick en fait un peu trop mais apr\u00e8s tout pourquoi pas). <strong>Paradise Lost<\/strong>, souvent lin\u00e9aire, sait finalement convaincre avec son metal goth sans artifices. Ce sont les \u00ab\u00a0autres masqu\u00e9s\u00a0\u00bb &#8211; deux jours apr\u00e8s les glorieux <strong>Kiss<\/strong> en fin de carri\u00e8re &#8211; de <strong>Slipknot<\/strong> qui se chargeront de renvoyer tout le monde \u00e0 la maison, les oreilles encore fr\u00e9missantes, le coeur palpitant et l&rsquo;\u00e2me tapageuse. Il est inutile de dire que le Hellfest, quoi qu&rsquo;on en dise, restera cette grande messe du m\u00e9tal et qu&rsquo;il est impossible d&rsquo;en revenir sans \u00eatre converti. Hell yeah !<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"683\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Hypno5e-2-1024x683.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87869\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Hypno5e-2-1024x683.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Hypno5e-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Hypno5e-2-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Hypno5e-2-1536x1025.jpg 1536w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Hypno5e-2.jpg 1701w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Hypno5e<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Coheed-3-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87929\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Coheed-3-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Coheed-3-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Coheed-3-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Coheed-3.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Coheed and Cambria<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/DSC1557-Avec-accentuation-Bruit-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87890\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/DSC1557-Avec-accentuation-Bruit-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/DSC1557-Avec-accentuation-Bruit-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/DSC1557-Avec-accentuation-Bruit-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/DSC1557-Avec-accentuation-Bruit.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Amenra<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Greg-Puciato-1-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87872\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Greg-Puciato-1-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Greg-Puciato-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Greg-Puciato-1-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Greg-Puciato-1.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Greg Puciato<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"678\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Motley-1-1024x678.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87873\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Motley-1-1024x678.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Motley-1-300x199.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Motley-1-768x508.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Motley-1.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>M\u00f6tley Cr\u00fce<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Riverside-2-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87877\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Riverside-2-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Riverside-2-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Riverside-2-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Riverside-2.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Riverside<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Porcupine1-1-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87879\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Porcupine1-1-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Porcupine1-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Porcupine1-1-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Porcupine1-1.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Porcupine Tree<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Puscifer1-1-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87880\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Puscifer1-1-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Puscifer1-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Puscifer1-1-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Puscifer1-1.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Puscifer<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/The-Hu-1-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87881\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/The-Hu-1-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/The-Hu-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/The-Hu-1-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/The-Hu-1.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>The Hu<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"684\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/TenaciousD-1-1024x684.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87882\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/TenaciousD-1-1024x684.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/TenaciousD-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/TenaciousD-1-768x513.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/TenaciousD-1.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><figcaption>Tenacious D.<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"681\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Ambiance1-1-1024x681.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87884\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Ambiance1-1-1024x681.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Ambiance1-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Ambiance1-1-768x511.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Ambiance1-1-1536x1022.jpg 1536w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Ambiance1-1.jpg 1890w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"682\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Ambiance2-1-1024x682.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87885\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Ambiance2-1-1024x682.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Ambiance2-1-300x200.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Ambiance2-1-768x512.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Ambiance2-1.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"676\" src=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Cover-1-1024x676.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-87888\" srcset=\"https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Cover-1-1024x676.jpg 1024w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Cover-1-300x198.jpg 300w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Cover-1-768x507.jpg 768w, https:\/\/www.chromatique.net\/wp-content\/uploads\/2023\/07\/Cover-1.jpg 1417w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/figure>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C&rsquo;est no\u00ebl en \u00e9t\u00e9 pour les aficionados du m\u00e9tal ! Nouvelle \u00e9dition pour le d\u00e9sormais&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":87888,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[20,3],"tags":[],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/87832"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=87832"}],"version-history":[{"count":39,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/87832\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":87930,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/87832\/revisions\/87930"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/87888"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=87832"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=87832"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=87832"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}