{"id":8277,"date":"2019-11-22T00:00:00","date_gmt":"2019-11-21T23:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8277"},"modified":"2020-10-14T21:07:48","modified_gmt":"2020-10-14T19:07:48","slug":"8277","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2019\/11\/22\/8277\/","title":{"rendered":"Tonbruket &#8211; Masters of Fog"},"content":{"rendered":"\n<p>Tandis que le label A.C.T. continue de sortir des concerts du feu Esbj\u00f6rn Svensson Trio (<em>Live In London<\/em> en 2018, <em>Live In Gothenburg<\/em> en 2019), les deux membres survivants de l&#8217;embl\u00e9matique groupe su\u00e9dois, Magnus \u00d6str\u00f6m et Dan Berglund, poursuivent leurs explorations sonores, occasionnellement ensemble (dans le trio Rydmen) et le plus souvent dans leurs projets respectifs. Avec Johan Lindstr\u00f6m, Martin Hederos et Andreas Werliin, Berglund croise les genres depuis plus de dix ans dans son \u00ab\u00a0usine sonore\u00a0\u00bb Tonbruket, dont tout nouveau disque contient son lot d&rsquo;hybridations soign\u00e9es, aventureuses mais qui n&rsquo;exclut aucun public.<br \/><br \/> Dans un esprit toujours tr\u00e8s cin\u00e9matographique, chaque titre agit en catalyseur pour l&rsquo;imaginaire de celui qui se laisse porter par onze titres dont la principale caract\u00e9ristique est de ne pas se ressembler. \u00ab\u00a0Masters of Fog\u00a0\u00bb navigue placidement entre deux eaux, deux atmosph\u00e8res brumeuses, l&rsquo;une douce-am\u00e8re, l&rsquo;autre nettement plus inqui\u00e9tante, o\u00f9 les ponctuations de la contrebasse et la batterie monolithique tissent un confortable matelas aux nappes de claviers et au chant de la <em>pedal steel<\/em>. Dans un m\u00eame registre, on c\u00e8de facilement \u00e0 \u00ab\u00a0A Tale of Fall\u00a0\u00bb  et la guitare d\u00e9licate,  toute en retenue de Johan Lindstr\u00f6m. Pour autant, Tonbruket ne d\u00e9roule pas le tapis rouge et sollicite l&rsquo;effort juste au moment o\u00f9 on pensait quitter le sol \u00e0 la suite des \u00e9lans nostalgiques cr\u00e9\u00e9s par le piano et le violon sur \u00ab\u00a0The Enders\u00a0\u00bb. \u00ab\u00a0Enter the Amazonas\u00a0\u00bb  vous embringue ainsi dans ses exp\u00e9rimentations electro et krautrock, vous pousse vers un \u00ab\u00a0Tonability\u00a0\u00bb vaguement psychobilly dont la <em>pedal steel<\/em> &#8211; encore elle &#8211; et les claviers <em>vintage<\/em> \u00e9voquent une s\u00e9rie polici\u00e8re am\u00e9ricaine des ann\u00e9es soixante. Sans respiration, vous voil\u00e0 ensuite perdus dans les m\u00e9andres \u00e9tranges martel\u00e9s par \u00ab\u00a0Waiting For Damocles Sword\u00a0\u00bb. En somme, <em>Masters of Fog<\/em> ne met jamais vraiment en s\u00e9curit\u00e9, sautant de la r\u00e9p\u00e9tition rassurante et acoustique de \u00ab\u00a0The Barn\u00a0\u00bb \u00e0 la rugosit\u00e9 saccad\u00e9e et \u00e9lectrique de \u00ab\u00a0Wheel nr.5\u00a0\u00bb. Quant \u00e0 ceux qui rechercheraient un album de jazz (quelle id\u00e9e, quand m\u00eame, sur un label consacr\u00e9  \u00e0 ce genre depuis des d\u00e9cennies&#8230;), ils en seront \u00e9galement pour leurs frais : on en est tr\u00e8s loin &#8211; ou plus pr\u00e9cis\u00e9ment c&rsquo;est ici une composante parmi d&rsquo;autres &#8211; hormis peut-\u00eatre sur le final \u00ab\u00a0The Pavlova Murders\u00a0\u00bb. <br \/><br \/> Plus que jamais dans la recherche d&rsquo;ambiances et de sonorit\u00e9s nouvelles et surtout pas dans l&rsquo;exp\u00e9rimentation bruitiste, ce sixi\u00e8me Tonbruket (si l&rsquo;on compte le t\u00e9moignage <em>Live Salvation<\/em> sorti en 2018) est \u00e0 l&rsquo;image de ses pr\u00e9d\u00e9cesseurs : abordable et exigeant, d\u00e9pouill\u00e9 et sophistiqu\u00e9. La classe su\u00e9doise.<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Tandis que le label A.C.T. continue de sortir des concerts du feu Esbj\u00f6rn Svensson Trio&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":14,"featured_media":8278,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[56,33,87,179],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8277"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/14"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8277"}],"version-history":[{"count":1,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8277\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":23122,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8277\/revisions\/23122"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8278"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8277"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8277"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8277"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}