{"id":8239,"date":"2019-09-23T00:00:00","date_gmt":"2019-09-22T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8239"},"modified":"2020-10-03T21:33:39","modified_gmt":"2020-10-03T19:33:39","slug":"8239","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2019\/09\/23\/8239\/","title":{"rendered":"Opeth &#8211; In cauda venenum"},"content":{"rendered":"\n<p><em>In cauda venenum<\/em> est d\u00e9j\u00e0 le quatri\u00e8me album studio d\u2019Opeth depuis que le groupe a op\u00e9r\u00e9 son virage stylistique avec <em>Heritage<\/em> en 2011. D\u2019une certaine mani\u00e8re on peut d\u2019ailleurs faire un parall\u00e8le entre ces deux albums, puisqu\u2019apr\u00e8s celui de d\u00e9laisser le metal, Mikael Akerfeldt fait un nouveau choix audacieux en d\u00e9cidant de chanter tout l\u2019album en su\u00e9dois. Par peur que les fans ne suivent pas, une version en anglais a cependant \u00e9galement \u00e9t\u00e9 enregistr\u00e9e.<\/p>\n\n\n<p>A la r\u00e9daction, nous avons re\u00e7u les deux versions, mais Mikael ayant pris soin de pr\u00e9ciser que la version su\u00e9doise est l\u2019originale, la plus importante pour lui, et celle qu\u2019il souhaite que le public d\u00e9couvre en premier, nous nous sommes ex\u00e9cut\u00e9s&#8230; le temps de quelques \u00e9coutes. Qu\u2019est-ce qui explique la supr\u00e9matie de l\u2019anglais dans la musique chant\u00e9e actuelle ? Le d\u00e9bat est ouvert, toujours est-il que restant herm\u00e9tique au chant en su\u00e9dois, c\u2019est assez rapidement la version anglaise qui aura eu droit \u00e0 nos faveurs. Cela provoque d\u2019ailleurs un d\u00e9calage \u00e9trange puisque de nombreux samples parl\u00e9s en su\u00e9dois pars\u00e8ment l\u2019album.<\/p>\n<p>Mais assez parl\u00e9 du choix de la langue, qu\u2019en est-il de la musique ? Un morceau inqui\u00e9tant \u00e0 base de mellotron et de s\u00e9quenceurs fait une introduction du plus bel effet. La suite ressemble \u00e0 l\u2019univers sonore auquel Opeth nous a habitu\u00e9 depuis ses quatre derniers albums, pour le meilleur comme pour le pire ! Le single \u00ab&nbsp; Heart in hand &nbsp;\u00bb, par exemple, remplit toutes les cases de la composition type d\u2019Opeth au point d\u2019en devenir totalement clich\u00e9. Autre point qui devient aga\u00e7ant, Akerfeldt semble avoir un tic vocal, qui consiste \u00e0 d\u00e9raper dans les aigu\u00ebs sur certaines notes en fin de phrase.<br>Concernant les caract\u00e9ristiques dont on ne se lasse pas, Mikael a toujours un don pour trouver des arp\u00e8ges de guitare acoustique magnifiques. Enfin, on ne peut qu\u2019\u00eatre admiratifs de cette capacit\u00e9 \u00e0 emprunter au pass\u00e9 tout en gardant ce son tellement propre \u00e0 Opeth. Le Fender Rhodes par exemple, est trafiqu\u00e9 d\u2019une mani\u00e8re si sp\u00e9cifique, que l\u2019entendre \u00e9voque avant tout le quintet de Stockholm et aucunement ses glorieux utilisateurs pass\u00e9s.<\/p>\n\n\n<p>Certaines orientations d\u00e9j\u00e0 effleur\u00e9es par le pass\u00e9 prennent ici plus d\u2019ampleur. Avec l\u2019ajout de cordes sur pas moins de six morceaux notamment. Ou encore des compositions qui n\u2019ont plus peur d\u2019\u00eatre joyeuses (si la radio daignait passer des titres de rock progressif \u00ab Universal truth \u00bb aurait fait un tr\u00e8s bon single). C\u00f4t\u00e9 v\u00e9ritable nouveaut\u00e9 dans l\u2019univers du groupe on appr\u00e9ciera \u00ab The Garroter \u00bb qui nous offre un solo de guitare acoustique teint\u00e9 de flamenco en introduction avant de partir dans une ambiance jazzy arabisante. <br><br> Comme tout album d\u2019Opeth, <em>In cauda venenum<\/em> n\u00e9cessite de nombreuses \u00e9coutes pour \u00eatre v\u00e9ritablement appr\u00e9hend\u00e9. En dehors du chant en su\u00e9dois, il s\u2019inscrit dans la lign\u00e9e des trois albums pr\u00e9c\u00e9dents. C\u2019est un disque sans mauvaises compositions mais dont quasiment aucune ne sort v\u00e9ritablement du lot non plus. En cela il nous r\u00e9concilie avec le groupe apr\u00e8s la semi-d\u00e9ception que pouvait \u00eatre <em> Sorceress<\/em>, sans pour autant atteindre le niveau de <em> Pale communion<\/em>.<\/p>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En dehors de la grande nouveaut\u00e9 que repr\u00e9sente le chant en su\u00e9dois, le nouvel album d&rsquo;Opeth s\u2019inscrit dans la lign\u00e9e des trois pr\u00e9c\u00e9dents&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":55,"featured_media":8240,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[163],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8239"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/55"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8239"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8239\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22931,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8239\/revisions\/22931"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8240"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8239"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8239"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8239"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}