{"id":8213,"date":"2019-07-16T00:00:00","date_gmt":"2019-07-15T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8213"},"modified":"2020-10-03T21:28:33","modified_gmt":"2020-10-03T19:28:33","slug":"8213","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2019\/07\/16\/8213\/","title":{"rendered":"Rymden &#8211; Reflections and Odysseys"},"content":{"rendered":"<p>En apprenant que la section rythmique d\u2019E.S.T. (Dan Berglund : contrebasse, Magnus \u00d6str\u00f6m : batterie) s\u2019associait \u00e0 Bugge Wesseltoft (piano) pour cr\u00e9er un nouveau trio de jazz scandinave, les attentes \u00e9taient grandes ! En effet, dans les ann\u00e9es 90, le projet <em>New Conception of Jazz<\/em> de ce dernier ainsi que le trio du regrett\u00e9 Esbj\u00f6rn Svensson avaient grandement particip\u00e9 \u00e0 d\u00e9velopper une forme plus moderne de la fusion jazz, notamment en int\u00e9grant l\u2019influence des musiques \u00e9lectroniques \u00e0 leur palette.<\/p>\n<p>Les onze titres de ce premier album peuvent \u00eatre tr\u00e8s clairement regroup\u00e9s en trois cat\u00e9gories. Il a d\u00e9j\u00e0 les intros de morceaux, atmosph\u00e9riques ou bruitistes. Au nombre de quatre, celles-ci s\u2019av\u00e8rent tout \u00e0 fait dispensables. <br>Vient ensuite ce qu\u2019on s\u2019imaginait \u00eatre le c\u0153ur du sujet : la fusion. Les quatre compositions rentrant dans cette cat\u00e9gorie prennent des formes tr\u00e8s diverses. L\u2019effr\u00e9n\u00e9 \u00ab The Odyssey \u00bb s\u2019inscrit dans la suite logique d\u2019E.S.T., tandis que sur \u00ab Pitter-Patter \u00bb, sur lequel Bugge passe au Fender Rhodes, c\u2019est clairement le <em>Return to Forever<\/em> de Chick Corea qui est \u00e9voqu\u00e9. Le pachydermique \u00ab R\u00e5k&nbsp;\u00bb tente d\u2019op\u00e9rer le rapprochement entre Meshuggah et le jazz et on ne peut s\u2019emp\u00eacher de penser que Tigran Hamasyan a d\u00e9j\u00e0 largement et plus brillamment explor\u00e9 ce filon. Enfin, \u00ab Bergen \u00bb joue la carte de la composition m\u00e9lodique inspir\u00e9e par la musique folklorique, cr\u00e9neau d\u00e9j\u00e0 tr\u00e8s exploit\u00e9 dans le trio jazz. Apr\u00e8s l\u2019introduction du th\u00e8me, les musiciens partent d\u2019abord dans un d\u00e9veloppement tr\u00e8s jazz avant de se lancer dans un deuxi\u00e8me d\u00e9veloppement beaucoup plus fusion. La derni\u00e8re cat\u00e9gorie de compositions propos\u00e9e par ce nouveau trio est celle des ballades. Arriv\u00e9 \u00e0 mi-album, l&rsquo;encha\u00eenement \u00ab The lugubrious youth of Lucky Luke \u00bb &#8211; \u00ab The celestial dog and the funeral ship \u00bb, jou\u00e9es \u00e0 un tempo extr\u00eamement lent et pour une dur\u00e9e totale de 15 minutes (ce sont les deux morceaux les plus longs de l\u2019album), a pour effet de plomber totalement l\u2019ambiance. Le disque se termine sur une ballade (\u00ab Homegrown \u00bb), m\u00e9lodique et assez classique.&nbsp;<span style=\"font-size: 12.16px\"> <br><\/span><\/p>\n\n\n<p>Si <em>Reflections and Odysseys<\/em> est tout \u00e0 fait honorable, on reste un peu sur notre faim. Le public du <em>jazz fusion<\/em>, amateur de sensations fortes, trouvera certainement que les deux ballades au centre de l\u2019album sont de trop. Il regrettera \u00e9galement le manque d\u2019innovation et de prise de risque, chacune des compositions de ce registre ayant tendance \u00e0 \u00e9voquer l\u2019oeuvre d\u2019artistes d\u00e9j\u00e0 existants. S\u2019il s\u2019\u00e9tait agi de jeunes musiciens enregistrant leur premier album, on y aurait vu des talents \u00e9mergents, n\u2019ayant pas encore vraiment trouv\u00e9 leur personnalit\u00e9, mais plein de promesses pour l\u2019avenir. Venant de vieux briscards reconnus et au CV d\u00e9j\u00e0 bien rempli, on s\u2019attendait \u00e0 plus.<\/p>\n\n\n\n<p><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>En apprenant que la section rythmique d\u2019E.S.T. s\u2019associait \u00e0 Bugge Wesseltoft pour cr\u00e9er un nouveau trio de jazz scandinave, les attentes \u00e9taient grandes&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":55,"featured_media":8214,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[33,166],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8213"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/55"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8213"}],"version-history":[{"count":4,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8213\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":22928,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8213\/revisions\/22928"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8214"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8213"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8213"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8213"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}