{"id":8197,"date":"2019-06-04T00:00:00","date_gmt":"2019-06-03T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8197"},"modified":"2019-06-04T00:00:00","modified_gmt":"2019-06-03T22:00:00","slug":"8197","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2019\/06\/04\/8197\/","title":{"rendered":"O.R.k. &#8211; Ramagehead"},"content":{"rendered":"\n<p>C\u2019est bien l\u2019image d\u2019une cr\u00e9ature \u00e9tonnante et fantastique que projette O.R.k., esp\u00e8ce de super groupe comme on l\u2019appelle parce qu\u2019il r\u00e9unit en son sein une section rythmique de renom &#8211; Colin Edwin, transfuge de Porcupine Tree et Pat Mastelotto, esprit frappeur chez King Crimson. Pour le reste de l\u2019\u00e9quipe, il faudra aussi compter sur le solaire Lorenzo Esposito Farnasari au chant et Carmelo Pipitone \u00e0 la guitare multiple et multi-couches.<br \/><br \/> Etonnante association qui passe du rock lourd avec des vrais morceaux de Bowie int\u00e9gr\u00e9s (\u00ab\u00a0Kneel to nothing\u00a0\u00bb) \u00e0 des passages plus intimistes comme un Ayreon artistiquement calme (\u00ab\u00a0Beyond Sight\u00a0\u00bb). La force du chant passe par une oscillation entre des semi graves empruntant aux grands h\u00e9rauts du prog tel Neal Morse (en plus nasal\u2026) pour s\u2019\u00e9veiller compl\u00e8tement dans un timbre tr\u00e8s proche du regrett\u00e9 Chris Cornell (flagrant sur plusieurs passages qui ne sont pas sans rappeler Temple of the dog ou Soundgarden). Cette mixture touche \u00e0 tout r\u00e9ussit la plupart du temps le pari de taper juste, aid\u00e9 en cela par la concision des propos. En dessous de quarante minutes au compteur, <em>Ramagehead<\/em> offre un nouveau d\u00e9part en forme de troisi\u00e8me album sans doute moins accessible ; ce qui n\u2019est pas forc\u00e9ment pour d\u00e9plaire. A l\u2019image de \u00ab\u00a0Black Blooms\u00a0\u00bb, soutenu par Serj Tankian au chant, qui commence comme une complainte en arp\u00e8ges o\u00f9 rien n\u2019est v\u00e9ritablement attendu malgr\u00e9 un format \u00e9vident de ballade. Le morceau s\u2019arr\u00eate et repart de plus belle, comme un bateau sur roulis ivre.<br \/><br \/> Au d\u00e9tour d\u2019une ritournelle, O.R.k. fait penser \u00e0 Maiden, p\u00e9riode <em>Fear of the Dark<\/em> (\u00ab\u00a0Time Corroded\u00a0\u00bb) mais brise ses accents glam en construisant des ambiances \u00e9th\u00e9r\u00e9es (la voix comme Kip Winger, sur \u00ab\u00a0Down the road\u00a0\u00bb mais le final gothique \u00e9pique). Alors, certes, des morceaux choisis font un peu office de remplissage ce qui est r\u00e9pr\u00e9hensible sur un format aussi court. Mais la vari\u00e9t\u00e9 des ambiances sonores, comme un voyage planant qui fonctionne en accords et accents surprenants ne ressemble finalement \u00e0 rien. On pardonne les moments moins convaincants de la voix, la production perfectible pour se concentrer sur le fondement d\u2019une d\u00e9marche vraiment libre, cr\u00e9ative et non d\u00e9monstrative. Du prog comme pourrait en faire Jeff Buckley (la fin de \u00ab\u00a0Strangled Words\u00a0\u00bb) ou justement Steven Wilson et Mariusz Duda (\u00ab\u00a0Some Other Rainbow Pt 2\u00a0\u00bb). On en redemande forc\u00e9ment. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>C\u2019est bien l\u2019image d\u2019une cr\u00e9ature \u00e9tonnante et fantastique que projette O.R.k., esp\u00e8ce de super groupe&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":8198,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[39,38,24],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8197"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8197"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8197\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8198"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8197"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8197"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8197"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}