{"id":8189,"date":"2019-05-20T00:00:00","date_gmt":"2019-05-19T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8189"},"modified":"2019-05-20T00:00:00","modified_gmt":"2019-05-19T22:00:00","slug":"8189","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2019\/05\/20\/8189\/","title":{"rendered":"Alan Parsons &#8211; The Secret"},"content":{"rendered":"\n<p>Parler du nouvel album du grand ma\u00eetre Alan Parsons, c\u2019est accepter d\u2019entrer dans une faille spatio-temporelle et confronter son pr\u00e9sent \u00e0 un voyage nostalgique. Que reste-t-il de la superbe du producteur iconique (<em>Dark Side of the Moon<\/em> quand m\u00eame, et plus r\u00e9cemment <em>The Raven That Refused To Sing<\/em> de Steven Wilson), du compositeur accompli (et pas que pour son tube inoxydable estampill\u00e9 Radio Nostalgie, \u00ab\u00a0Eye in the Sky\u00a0\u00bb), de l\u2019habile arrangeur ? <br \/><br \/> Finies les incursions <em>electronica<\/em> d\u2019il y a quinze ans de <em>A Valid Path<\/em>, la signature avec Frontiers Music marque le grand retour du <em>vintage<\/em>. Il serait donc illusoire d\u2019aborder cette production en pensant qu\u2019elle ne portera pas la marque d\u2019une \u00e9poque. Elle en abrite m\u00eame les rides touchantes \u00e0 chaque recoin de partition. Ouvrant sur une version revisit\u00e9e de \u00ab\u00a0The Sorcerer\u2019s Apprentice\u00a0\u00bb de Paul Dukas (souvenez-vous, Mickey et ses balais dans Fantasia !) avec l\u2019ami Steve Hackett, l\u2019album pose les bases d\u2019un p\u00e9riple qui va fr\u00f4ler le kitsch. Ce sera (sans doute heureusement) le seul \u00e9cart instrumentalo-baroque. Jason Mraz accompagne sympathiquement un \u00ab\u00a0Miracle\u00a0\u00bb qui ne d\u00e9pareille pas avec les ambiances <em>eighties<\/em> du Project, le chanteur pop reprenant le r\u00f4le d\u2019un Eric Woolfson, John Miles ou encore Colin Blunstone. <br \/><br \/> Le compagnonnage du rock FM ne s\u2019arr\u00eate pas l\u00e0 puisque c\u2019est Lou Gramm (ex-Foreigner) qui vient pr\u00eater voix (plus si) forte au symphonique \u00ab\u00a0Sometimes\u00a0\u00bb, qui ressemble \u00e0 s\u2019y m\u00e9prendre \u00e0 du Journey. A mi-course, on se dit que l\u2019album n\u2019est vraiment r\u00e9serv\u00e9 qu\u2019aux plus pass\u00e9istes d\u2019entre nous. Gare aux cuivres cabotins sur le dispensable \u00ab\u00a0Requiem\u00a0\u00bb, gare \u00e0 l\u2019avalanche de ballades aux cordes mielleuses (\u00ab\u00a0Years of Glory\u00a0\u00bb) que l\u2019on aime finalement assez bien avec P. J. Olsson, parfait clone de Peter Gabriel ou le final \u00ab\u00a0I can\u2019t get there from here\u00a0\u00bb, attendrissant comme Barclay James Harvest. On se surprend donc \u00e0 \u00eatre touch\u00e9 par des harmonies vocales et soli d\u2019un autre temps (\u00ab\u00a0Soir\u00e9e Fantastique\u00a0\u00bb), on s\u2019affale dans des sons bien connus (le Wurlitzer r\u00e9tro de \u00ab\u00a0As Light Falls\u00a0\u00bb, les synth\u00e9s grandiloquents de \u00ab\u00a0One Note Symphony \u00bb, avec un peu de vocoder aussi).<br \/><br \/> L\u2019album lui-m\u00eame embrasse le concept de la magie dont Alan est grand fan (il est membre du Magic Castle de Los Angeles, endroit improbable, assez pompier, d\u00e9di\u00e9 \u00e0 la magie). Et m\u00eame si le sortil\u00e8ge n\u2019op\u00e8re pas vraiment, Alan Parsons r\u00e9ussit ce tour de passe-passe, cette illusion que le pass\u00e9 reste charmant, tel un fant\u00f4me sympathique qui a travers\u00e9 l\u2019\u00e8re num\u00e9rique, non sans perdre quelques plumes. Mais avec l\u2019envie louable et poignante de ne pas se faire oublier. Pas facile, mais pas fossile. <br \/><br \/><\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Parler du nouvel album du grand ma\u00eetre Alan Parsons, c\u2019est accepter d\u2019entrer dans une faille&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":39,"featured_media":8190,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[38,24,36],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8189"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/39"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8189"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8189\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8190"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8189"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8189"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8189"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}