{"id":8179,"date":"2019-04-30T00:00:00","date_gmt":"2019-04-29T22:00:00","guid":{"rendered":"http:\/\/chromatique.net\/index.php\/2020\/04\/01\/8179"},"modified":"2019-04-30T00:00:00","modified_gmt":"2019-04-29T22:00:00","slug":"8179","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/2019\/04\/30\/8179\/","title":{"rendered":"Dark Suns &#8211; Half Light Souvenirs"},"content":{"rendered":"\n<p>Trois ans que le groupe allemand de Leipzig n&rsquo;avait pas refait surface, depuis le superbe et particuli\u00e8rement apais\u00e9 <em>Everchild<\/em>. Rappelons en quelques mots le parcours de ce d\u00e9sormais sextuor, aux d\u00e9buts <em>death metal<\/em> penchant fortement vers Opeth, tout en sachant \u00e9picer sa rage de saveurs psych\u00e9 fort capiteuses, puis se d\u00e9faisant plus tard de ses atours morbides, pour privil\u00e9gier une m\u00e9lancolie c\u00e9leste d\u2019une confondante beaut\u00e9, les guitares ac\u00e9r\u00e9es n&rsquo;ayant pourtant pas quitt\u00e9 le navire.  Comme dit pr\u00e9c\u00e9demment le dernier album nous avait laiss\u00e9 dans les nu\u00e9es, berc\u00e9 langoureusement par les vocaux caressants de Niko Knappe (son fr\u00e8re tenant l&rsquo;un des deux postes \u00e0 la six cordes)&#8230; Pour finir, si vous n&rsquo;en avez pas entendu parler, pr\u00e9cipitez-vous sur cette formation, en commen\u00e7ant par <em>Orange<\/em>, sommet m\u00e9langeant rock progressif 70s et m\u00e9tal (alors que c&rsquo;est majoritairement l&rsquo;inverse qui domine partout ailleurs)&#8230;<br \/><br \/> On va faire court cette fois:  <em>Halflight Souvenirs<\/em> est excellent de bout en bout. C&rsquo;est bien simple, il n&rsquo;a qu&rsquo;un seul d\u00e9faut, celui d&rsquo;\u00eatre trop court. Trente petites minutes, mais qui ont le m\u00e9rite de vouloir se relancer illico, et franchement, on aurait tort de s&rsquo;en priver. Ce disque est contagieux, retrouvant l&rsquo;\u00e9nergie pass\u00e9e,  convoquant \u00e0 la fois des accents presque pop rock (la rythmique notamment), du jazz rock (piano, orgue Hammond, saxophone, digressions et cassures, <em>groove<\/em>), du math rock (harmoniques et rythmiques un brin complexes) et cette fa\u00e7on si voluptueuse de vous perdre dans les m\u00e9andres m\u00e9lodiques du chant, cet art de retomber sur ses pieds, avec la douceur d&rsquo;un Robert Wyatt, m\u00eame si la comparaison s&rsquo;arr\u00eate l\u00e0. Le disque choisit l&rsquo;\u00e9quilibre, alternant morceaux puissants (ces guitares tranchantes et syncop\u00e9es!) et pi\u00e8ces plus a\u00e9riennes.<br \/><br \/> Avec Dark Suns, pas de d\u00e9monstration st\u00e9rile de rapidit\u00e9, pas de soli interminables (m\u00eame si on aime \u00e7a aussi, quand il y a du <em>feeling<\/em>), ni clavier ni guitare ne tirent la couverture, juste un tr\u00e8s bel \u00e9quilibre, donnant l&rsquo;impression que tous construisent la m\u00eame musique, seule la voix au final conduit l&rsquo;\u00e9quipage. Ce qui bien souvent est un pi\u00e8ge, car \u00e7a donne souvent cette scie dont l&rsquo;omnipr\u00e9sence peut pousser \u00e0 changer direct de disque (et de groupe!), le type qui chante tout le temps&#8230; Certains passeront peut \u00eatre leur chemin, question de go\u00fbt pour les voix&#8230; Il n&rsquo;en est rien ici, tant les vocalises textuelles du sieur Knappe (se d\u00e9faisant de tout artifice de suavit\u00e9, ce que n&rsquo;a pas encore compris Mickael Akerfeldt, par exemple, avec son tremolo auto complaisant, mais c&rsquo;est une autre histoire) \u00e9pousent les circonvolutions harmoniques des autres instruments, chacun allant dans la m\u00eame direction donc. Il y a une simplicit\u00e9 qui confine \u00e0 l\u2019\u00e9vidence. Admirable.  Les passes d&rsquo;armes ne sont pas absentes, loin s&rsquo;en faut, mais suffisamment rares pour prendre toute leur mesure.<br \/><br \/> N&rsquo;en jetez plus, voici un album d\u2019exception qui saura s\u00e9duire tout amateur de musique, puissante, rythm\u00e9e, chant\u00e9e, bourr\u00e9e d&rsquo;\u00e9motion, atmosph\u00e9rique, funky, metal, envo\u00fbtante, fusion, rayez la mention inutile. L&rsquo;album est publi\u00e9 en deux temps. Gageons qu&rsquo;en juin il sera plus \u00e9toff\u00e9 et le bonheur sera \u00e0 son comble. Dans le top de l\u2019ann\u00e9e, direct!<\/p>","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Trois ans que le groupe allemand de Leipzig n&rsquo;avait pas refait surface, depuis le superbe&#8230;<\/p>\n","protected":false},"author":51,"featured_media":8180,"comment_status":"closed","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":[],"categories":[2],"tags":[39,50,38],"acf":[],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8179"}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/51"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=8179"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/8179\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media\/8180"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=8179"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=8179"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/www.chromatique.net\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=8179"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}